GRIGNON Jean-Pierre

Par Jean-Pierre Bonnet

Né le 17 mars 1930 à Paris (XVIIIe arr.), mort le 14 avril 1992 à Fontenay-les-Briis (Essonne) ; commis principal ; syndicaliste CGT et militant communiste, membre du bureau de la Fédération CGT des cheminots (1963-1983), responsable du Centre confédéral d’éducation ouvrière (1980-1985).

Entré à la SNCF à seize ans comme élève-exploitation, Jean-Pierre Grignon s’engagea très tôt à la CGT. Après son service militaire, il fut immédiatement élu secrétaire du syndicat des cheminots de Bécon-les-Bruyères (Seine-et-Oise) où il exerçait en tant que commis de 2e classe. Apprécié pour son exceptionnelle capacité de travail et son sens de l’organisation, il fut appelé à de plus amples responsabilités. Dès 1958, il entra à la Section technique nationale Exploitation et au bureau de l’Union Ouest où il était plus spécialement chargé des problèmes de la jeunesse.

Au congrès de 1963, Jean-Pierre Grignon accéda au bureau fédéral où il déploya une activité exceptionnelle pendant vingt années, responsable d’un domaine particulièrement vaste - le service de l’Exploitation - qui comprenait les agents des gares et des trains, soit à l’époque 126 000 cheminots. Ses fonctions lui valaient de diriger la délégation CGT au comité mixte central de l’Exploitation et la délégation à la commission mixte du statut. Dans toutes ces instances, « ses compétences, son amabilité alliée à une grande fermeté en font un interlocuteur apprécié des autres organisations syndicales [...]. Ces mêmes qualités en font un négociateur très connu et écouté des dirigeants de la SNCF et particulièrement de la direction du personnel » (discours de Marcel Andouard aux obsèques de Jean-Pierre Grignon le 17 avril 1992).

En 1976, connaissant ses capacités d’organisateur, le bureau fédéral lui confia l’organisation de son travail.

Depuis ses premières responsabilités à la jeunesse à la fin des années 1950, Jean-Pierre Grignon s’était toujours passionné pour l’éducation syndicale et il avait contribué à former des centaines de militants. C’est pourquoi la Confédération lui demanda d’assurer la direction du centre confédéral d’éducation ouvrière de Courcelle. Il exerça cette fonction de 1980 à 1985, date de son départ à la retraite.

Jean-Pierre Grignon anima ensuite la section des retraités de Massy-Palaiseau (Essonne) et collabora quelque temps au travail du bureau national de l’Union fédérale des retraités (UFR). Ses dernières années furent assombries par de graves problèmes de santé.

Jean-Paul Grignon était aussi membre du Parti communiste. L’ampleur de ses tâches syndicales ne lui avait pas permis de s’y investir beaucoup. Il fut cependant à plusieurs reprises candidat aux élections à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), où il avait résidé durant de longues années.

Il s’était marié en avril 1952 à Saint-Cast (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) avec Jeanne Rabardel.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article4580, notice GRIGNON Jean-Pierre par Jean-Pierre Bonnet, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 20 juin 2010.

Par Jean-Pierre Bonnet

SOURCES : Arch. Ppo, SNCF S26. — Arch. Fédération CGT des cheminots. — La Tribune des cheminots. — Comptes rendus des congrès fédéraux. — Notes de Marie-Louise Goergen et de Georges Ribeill. — État civil.

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