GARDÈRES Jean

Par Jean-Claude Guillon

Né le 8 mai 1932 à Bordeaux (Gironde) ; cheminot (employé principal) ; syndicaliste CGT et militant communiste d’Indre-et-Loire, secrétaire général de l’UD-CGT d’Indre-et-Loire (1962-1983), membre du comité fédéral puis du bureau fédéral du PCF (1958-1983) ; conseiller municipal de Saint-Pierre-des-Corps (1971-1983).

Arrivée de Bordeaux (Gironde) en 1937, la famille de Jean Gardères effectua un nouveau séjour bordelais pendant la drôle de guerre, avant de revenir en Touraine en 1940. À la sortie du lycée, Jean Gardères entra à la SNCF en octobre 1949 comme élève de l’arrondissement Exploitation de Tours (Indre-et-Loire), puis travailla dans les gares de Joué-lès-Tours, Sainte-Maure et Vouvray. Après son service militaire de novembre 1952 à mai 1954, au cours duquel il passa plus de trois mois en prison militaire pour avoir diffusé L’Avant-Garde, il fut rappelé pour l’Algérie pour une durée de six mois, jusqu’en juin 1956. À nouveau, il connut la prison militaire pendant trois mois pour avoir notamment participé à des manifestations de rappelés contre la guerre.

En 1955, Jean Gardères passa le concours d’employé stagiaire. Il travailla au service Fonderie jusqu’en 1964 avant de rejoindre le dépôt de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) comme employé principal. Il prit sa retraite en 1987.

Adhérant à la CGT en décembre 1949, il fut délégué du personnel suppléant en 1953 et titulaire en 1957. Secrétaire adjoint du syndicat CGT des cheminots de Tours, il en devint le secrétaire général six mois après et assuma cette responsabilité de 1960 à 1962. Il fut également secrétaire général adjoint de l’Union départementale CGT d’Indre-et-Loire de mai 1961 à mars 1962. Il en fut ensuite le secrétaire général et le resta jusqu’en mars 1983, soit durant vingt et un ans. Au cours des années suivantes, jusqu’à sa retraite, il fut membre de la commission exécutive de la Fédération des cheminots pour collaborer à la mise en place des comités d’établissement de la SNCF.

Jean Gardères adhéra à l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF) en 1948, où il créa le cercle Paul-Louis Courrier, qui publia Le Pamphlet, puis au Parti communiste en février 1950. De 1956 à 1959, il fut secrétaire départemental des Jeunesses communistes. Il fut membre du bureau de la section de Tours du Parti communiste en 1957 et en 1960, du comité fédéral de 1958 à 1960 et du bureau fédéral jusqu’en 1983. Il fut également conseiller municipal de Saint-Pierre-des-Corps de 1971 à 1983.

Sportif dans sa jeunesse, champion de rugby de Tours, il collabora aux collectifs de recherche et de rédaction de deux ouvrages, l’un sur l’histoire de la CGT en Indre-et-Loire, édité en 1995, l’autre sur l’histoire du Parti communiste en Touraine, édité en 2000. En même temps que son activité militante, il poursuivit diverses études pour obtenir une maîtrise de gestion et d’aménagement à l’Université de Tours et un diplôme d’études spécialisés (DES) de sciences politiques à l’Université de Paris I-Sorbonne.

Président de la Mutuelle familiale, Jean Gardères était également président départemental de la Fédération des conseils de parents d’élève (FCPE) et militait dans des associations de solidarité internationale en 2002.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article4153, notice GARDÈRES Jean par Jean-Claude Guillon, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 11 mars 2009.

Par Jean-Claude Guillon

SOURCES : Comités fédéraux du PCF. — La Voix du Peuple de Touraine. — La Touraine syndicaliste. — Témoignage oral de Jean Gardères recueilli par Jean-Paul Soret.

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