FORESTIER Antonin

Par Robert Balland

Né le 1er août 1875 à Essertines-en-Châtelneuf (Loire), mort le 3 septembre 1975 à Arpajon (Essonne) ; cheminot ; militant syndicaliste et socialiste de Brétigny-sur-Orge (Seine-et-Oise, Essonne) ; résistant à Libération-Nord ; maire de Brétigny-sur-Orge en 1945.

Né à Essertines-en-Châtelneuf (Loire), au lieu-dit « Malleray » dans une famille nombreuse de petits fermiers (sept enfants), Antonin Forestier fut mobilisé et envoyé au front. Il fut blessé et fait prisonnier à Verdun. Évadé en 1917 et venu en Seine-et-Oise, il s’y maria et, après avoir préparé et prévu la carrière enseignante, il entra aux chemins de fer. Syndicaliste convaincu, membre du Parti socialiste, il donna un triple but à son action publique : lutter pour la défense des lois sociales, affirmer la laïcité, multiplier les oeuvres d’assistance. Après les grèves de 1920, Antonin Forestier fut secrétaire du syndicat des cheminots de Toury (Eure-et-Loir). Il fut par la suite affecté à la gare de Brétigny-sur-Orge (Seine-et-Oise) et devint secrétaire du syndicat des cheminots de la localité. Il était membre du conseil d’administration de l’Union des syndicats confédérés du Paris-Orléans dont Roger Liaud était le secrétaire. Dans les années d’après-guerre il s’était maintes fois élevé contre le militarisme et le cléricalisme. Sa candidature au conseil général dans le canton de Dourdan-Nord fut combative : on l’avait chargé de lutter contre Rolland, c’est-à-dire de dénoncer la politique de Tardieu dont ce candidat se réclamait.

Élu conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge le 5 mai 1935, il fut déchu par le gouvernement de Vichy et retrouva son mandat à la Libération. Résistant dans le réseau Libération-Nord, membre du Comité local de libération de Brétigny, il fut élu maire en février 1945 mais perdit son mandat en avril 1945. Il était maire adjoint en 1965.

Antonin Forestier participa au congrès constitutif de la Fédération syndicaliste des cheminots (FSC) en décembre 1947 et au congrès confédéral CGT-FO en 1948. Il était membre du conseil national de la FSC en 1950.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article3903, notice FORESTIER Antonin par Robert Balland, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 29 décembre 2008.

Par Robert Balland

SOURCES : Le Travailleur de Seine-et-Oise, 5 octobre 1931. — La Gazette de l’Île-de-France, novembre-décembre 1970. — Mairie d’Essertines-en-Châtelneuf, 5 novembre 1985. — Arch. Fédération CGT-FO des cheminots. — Le Rail syndicaliste, 1948, 1949. — Renseignements fournis par M. Sauvé. — Notes de Louis Botella.

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