VITOU Clément, Aimable, dit Misère

Né en 1818 à Ligny ; ouvrier tisseur, "communiste matérialiste".

Né en 1818 à Ligny (il y avait une douzaine de communes de ce nom en 1848 ; il en reste encore dix en 1962). Ouvrier tisseur, il accompagna son père à Paris puis à Rouen, en 1840, et participa aux troubles devant l’archevêché de Rouen. En septembre 1842, il revint demeurer à Paris, passage du Ponceau, et il fut arrêté en mai 1847 dans l’affaire des communistes matérialistes et condamné à deux ans de prison pour fabrication de bombes incendiaires (en fait, « Vitou père » et « Vitou fils », coïnculpés, furent condamnés à cette même peine). Libéré par la révolution de Février, il rentra de Doullens à Paris et fit partie d’une compagnie de Montagnards, puis obtint, fin avril, un poste de gardien de Paris. Il fréquentait le club de la Sorbonne. De service, le 23 juin, à la chaussée d’Antin, il alla voir vers les Halles les barricades qu’on commençait à édifier, puis, la nuit, y travailla lui-même, et tenta de s’emparer du fusil de son propriétaire que sa femme menaçait. Du 25 au 26, il se réfugia chez sa mère à la Chapelle. Dénoncé par son propriétaire, il fut transporté à Belle-Île et gracié en décembre 1849 sur recommandation de Louis-Napoléon Bonaparte.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38863, notice VITOU Clément, Aimable, dit Misère , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 7 mai 2017.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, A 5842. — Journal des débats, 13, 14, 17 octobre 1847.

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