FLOURIOT Yves

Par Yves Le Floch

Mort le 4 septembre 1939 ; cheminot ; syndicaliste CGTU puis CGT réunifiée et militant communiste des Côtes-du-Nord [Côtes-d’Armor].

Commis d’ordre à la gare de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), Flouriot était, dans les années 1930, secrétaire de la cellule communiste de cette ville et jouait le rôle de secrétaire départemental. En 1939 il exerçait toujours cette fonction. Candidat aux élections législatives des 1er et 8 mai 1932 dans la 2e circonscription de Saint-Brieuc, il recueillit 226 voix sur 23 023 inscrits et 19 661 votants, au premier tour. Son parti maintint sa présence au second tour : ses suffrages tombèrent à 39. Aux élections législatives d’avril 1928, le communiste Le Gall avait obtenu dans la même circonscription 479 voix et s’était retiré au second tour.

Au congrès de l’Union locale unitaire du 1er mars 1931, il fut élu membre du bureau en tant qu’archiviste et devint secrétaire, aux côtés de Dupuis, au congrès du 25 mars 1934. Il était partisan de la fusion des deux syndicats de cheminots, éventuellement avant même que soit signé un accord entre les Fédérations, et il mena, durant toute l’année 1934, des pourparlers en ce sens avec le syndicat confédéré, lequel syndicat refusa d’entamer un processus d’unification sans l’aval de sa Fédération. On retrouve alors Flouriot dans plusieurs réunions politiques communes à l’extrême gauche, notamment celle du comité local du mouvement contre la guerre, au bureau de laquelle il siégeait le 24 septembre 1932.

En 1936, Y. Flouriot représentait deux petits syndicats (celui des cheminots de Lannion et de Plouaret) au congrès confédéral de Toulouse, et il devint secrétaire adjoint de la nouvelle Union locale unifiée de Saint-Brieuc puis fut élu, au congrès de 1937 de l’Union départementale, membre de la commission administrative et secrétaire adjoint de son bureau. Il continua de jouer cependant les seconds rôles, archiviste de l’UD en 1938, délégué comme porte-parole de la CGT à diverses manifestations, meeting de la CGPT à Guingamp en 1937, premier congrès départemental des vieux travailleurs en 1938, mais demeurant absent pour l’essentiel de la vie de l’organisation syndicale. Par contre, son importance s’accrut au fur et à mesure que s’instituèrent les meetings de Front populaire dotés d’un bureau unitaire car il y était régulièrement le représentant du Parti communiste. Aux élections législatives de 1936, où il avait été candidat dans la première circonscription de Saint-Brieuc, il n’avait recueilli que 2,5 % des voix.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article3873, notice FLOURIOT Yves par Yves Le Floch, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par Yves Le Floch

SOURCES : Arch. Dép. Côtes-du-Nord, M, grèves et conflits du travail ; réunions syndicales et corporatives ; réunions diverses ; tracts et affiches. — CGT, congrès confédéral de Toulouse, 1936. — Le Travailleur unitaire. — L’Avenir syndicaliste, février 1934. — Le Combat social. — L’Avenir syndicaliste des Côtes-du-Nord, février 1937 et octobre 1938. — État civil de Saint-Brieuc, le 28 septembre 1984 ; recherches infructueuses.

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