VIARD

Instituteur, fouriériste. Il fit partie vers 1848-1850 de la « Société Séjournant ».

Dans une lettre confidentielle au préfet, le procureur de la République de Mirecourt signalait, le 14 février 1850, l’instituteur de Claudon (Vosges), Viard, comme dangereux : « Il professe les idées socialistes les plus avancées, il avoue hautement qu’il ne lit habituellement que Démocratie pacifique, c’est un adepte du système de M. Considerant. Au demeurant, excellent au point de vue sciences. »
Le sous-préfet de Mirecourt signalait parallèlement que Viard « s’est occupé de la propagande socialiste devant des réunions, sur la voie publique et dans des conversations particulières », mais il était devenu plus retenu, par crainte de perdre sa position. Le sous-préfet estimait que Viard pourrait être suspendu un mois avec privation de traitement.
Le 13 février 1850, Viard comparut devant le Comité d’instruction publique. Il tenta de se justifier, mais avoua qu’il lisait Démocratie pacifique, et fit l’objet d’une réprimande.
On lui reprochait aussi d’avoir cherché « à démontrer dans des conversations particulières que ceux qui pensent différemment ne sont pas dans la voie du progrès et ne veulent pas le bonheur du peuple. » Après la réprimande dont il fut l’objet, il se montra plus circonspect. Voir François Séjournant*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38702, notice VIARD , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 3 avril 2018.

SOURCE : Arch. Dép. Vosges, 1 T 2.

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