TRIDEAU François

Né vers 1826 à Moulay (Mayenne), demeurant à Angers (Maine-et-Loire). Ouvrier carrier, marié, père de quatre enfants. Il fut arrêté à la suite de l’émeute fomentée par la Marianne (nuit du 26 au 27 août 1855). À l’aide d’une fausse clé, il avait forcé la porte d’un magasin de poudre. Le 16 octobre 1855, la cour d’assises le condamna à dix ans de détention, peine commuée, le 24 novembre 1855, en dix années de prison. Il bénéficia d’une remise de cinq ans, le 2 août 1858. Pour la même affaire, le tribunal correctionnel d’Angers l’avait condamné, le 2 novembre 1855, à quatre ans de prison, 100 f. d’amende et dix ans de privation de ses droits civiques, mais en prononçant la confusion des peines.
En 1853 ou 1854, alors qu’il demeurait à Paris, il avait déjà été poursuivi pour affiliation à la Marianne, mais acquitté faute de preuves. Voir Attibert François*, Blet François* et Secrétain Jean-Marie*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38418, notice TRIDEAU François , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Nat., BB 30/413, P. 1247 ; BB 30/437, F. Simon, La Marianne, société secrète au pays d’Anjou, Angers. 1939, p. 108.

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