TRANCHANT (abbé)

En 1843-1844, il vivait à Paris dans une pension de famille avec d’autres prêtres révoltés, comme lui, en rupture de ban avec la hiérarchie. À partir de 1849, il collabora à Démocratie pacifique.
On sait que les dirigeants de ce journal organisèrent, pour le 29 avril 1849, un banquet de prêtres socialistes qui eut lieu, 40, rue des Poissonniers, au jardin de la Fraternité. Le but était de former « l’alliance des ministres du christianisme, c’est-à-dire de la religion d’affranchissement passant dans les faits et les institutions sociales ». Tranchant présida, aux côtés des abbés Percy* et Montlouis*. Y assistèrent 30 ecclésiastiques en costume laïque et 600 convives surtout ouvriers. Tranchant porta un toast où il évoqua des solutions concrètes : association, instruction, éducation gratuite, lutte contre l’usure, l’accaparement, droit au travail. Voir Hennequin V.*
Le 22 juillet 1849, il se rendit à Lyon, et le préfet donna ordre de le surveiller.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38391, notice TRANCHANT (abbé) , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : J.-B. Duroselle, Les Débuts du catholicisme social en France (1822-1870).

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