THOMAS Louis, Victor

Fils d’un libraire de Pontarlier (Doubs), il dirigea, en 1848-1849, un journal socialisant : La Fraternité, qui parut à Besançon et à Pontarlier. Après la disparition de ce journal, il continua une propagande active. En 1852, la Commission mixte du Doubs le condamna à l’expulsion, mais il s’était déjà réfugié en Suisse, d’où il poursuivit sa propagande. Le sous-préfet de Pontarlier le qualifiait de « dangereux démagogue qu’on eût bien dû envoyer à Cayenne ou à Lambessa ». Cependant sa famille faisait toujours paraître une feuille d’arrondissement, le Journal de Pontarlier, et obtint, finalement, le retour du proscrit.
Aussitôt après Sedan, la famille Thomas transforma l’incolore Journal de Pontarlier en un violent pamphlet antibonapartiste, mais beaucoup plus républicain que socialiste.
Le cas de Thomas est à rapprocher de celui de beaucoup de leaders républicains du Doubs qui, sous la Seconde République, voyaient dans le socialisme un allié utile, sans aller jusqu’à en épouser toutes les idées. Tels furent l’avocat Gustave Oudet*, le docteur Grenier*, professeur de zoologie et de botanique à la Faculté des Sciences de Besançon, le notaire Bidal*, l’architecte Louis Girod*, de Pontarlier, les avocats Jules Mathez* et Charles Cottet*, également de Pontarlier, ainsi que Damitio*, qui fut maire de cette ville.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38256, notice THOMAS Louis, Victor, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Roger Marlin, L’Épuration politique dans le Doubs à la suite du coup d’État du 2 décembre 1851, Dole, 1957.

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