THOMAS Frédéric

Né à Lyon le 14 juillet 1820, mort dans cette ville le 26 décembre 1896. Tourneur sur bois et militant socialiste sous la Seconde République. Les rapports de police le signalent, après le 2 décembre 1851, comme un « chef communiste ». Il fut arrêté le 10 décembre, à son domicile, conduit au fort de la Vitriolerie (Lyon), condamné, le 8 février 1852, à la déportation en Algérie mais, ayant fait sa soumission, gracié et relâché fin mars 1852. Il fut toutefois soumis à la surveillance jusqu’à l’amnistie de 1859. (Voir Léculier Pierre*)
Militant radical, il fut élu, le 3 juillet 1887, conseiller d’arrondissement du 2e canton du Rhône par 332 voix (4.877 inscrits, 340 votants). mais non proclamé. Il était alors devenu un petit industriel et jouissait d’une certaine aisance.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38242, notice THOMAS Frédéric, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Dép. Rhône, série M, Victimes du Deux-Décembre.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément