THIMONNIER Barthélemy

Né à l’Arbresle (Rhône) en 1793, mort à Amplepuis (Rhône) le 5 août 1857.
Fils d’un teinturier, il se maria en 1813 pour échapper au service militaire. Tailleur d’habits à Amplepuis, il découvrit en 1830, après des années de recherches et d’observation des gestes des brodeuses au crochet des Monts du Lyonnais, le « couso-brodeur », première machine à coudre, qui cousait au point de chaînette.
En 1831, il installa 80 couso-brodeurs dans une maison de confection de vêtements militaires, à Paris. Les ouvriers tailleurs brisèrent ces machines qu’ils accusaient de les réduire au chômage. Le tribunal les condamna. Thimonnier déplora que leur misère et leur ignorance les aient dressés contre le progrès technique. Pourtant, il était à peu près ruiné.
Les éloges qu’il reçut à l’Exposition universelle de 1835, le nouveau brevet qu’il prit en 1848 n’empêchèrent pas la machine à coudre américaine de Elias Howe de triompher à l’Exposition universelle de Londres de 1851. Or, elle différait à peine de la seconde machine de Thimonnier, entièrement métallique, alors que le couso-brodeur était partiellement en bois.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38215, notice THIMONNIER Barthélemy , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 17 janvier 2018.

SOURCES : Mme Bonfante, Savants et artisans de la Révolution industrielle, Paris, 1929. — Jean Granger, Thimonnier et la machine à coudre, Paris, 1943.

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