SUGIER François

Par Pierre Lévêque, Jean Risacher

Né le 25 décembre 1786 à Augerolles (Puy-de-Dôme), mort en janvier 1871 à Mâlain (Côte-d’Or) ; scieur de long, puis avocat et homme de lettres, membre de la Société des Amis du Peuple.

Né dans une famille très pauvre, François Sugier, un temps scieur de long, parvint à s’instruire et devint successivement professeur au collège de Gray (Haute-Saône), puis avocat dans cette ville, puis à Paris. Très actif dans le mouvement républicain au début de la Monarchie de Juillet, il fut membre de la société des Amis du Peuple et publia quelque temps un pamphlet périodique, « Mayeux », puis « Le véritable Mayeux » ; il fut même condamné à mort par contumace à la suite de l’insurrection de juin 1832, puis acquitté. Il fut présent lors du procès de la SAP du 15 décembre 1832, dit du procès du droit d’association. En 1849, il dut renoncer à la publication d’une feuille semi-mensuelle destinée à éclairer les ruraux, Le Petit Messager du Village, son imprimerie ayant été mise à sac par les gardes nationaux lors de l’émeute du 13 juin. Il « prit sa retraite » à Mâlain (Côte-d’Or) en 1852, et y mourut en janvier 1871.
Il a publié en 1867 ses mémoires sous le titre L’Enfant de la cabane, graves et plaisants récits de son pèlerinage dans la vie.
Son tombeau original (une pyramide ornée d’inscriptions et située dans un enclos en pleine campagne près de Mâlain, à une vingtaine de kilomètres de Dijon) doit faire l’objet d’une restauration par les soins d’une association de sauvegarde des édifices et édicules ruraux.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38003, notice SUGIER François par Pierre Lévêque, Jean Risacher, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 17 janvier 2018.

Par Pierre Lévêque, Jean Risacher

OEUVRE : mémoires, L’Enfant de la cabane, graves et plaisants récits de son pèlerinage dans la vie (BN, 8°Ln27 23143).

SOURCES : J.-Cl. Caron, La société des Amis du Peuple (1830-1833), mémoire de maîtrise, sous la direction de Louis Girard, Paris IV, 1978. — Notes de Pierre Lévêque.

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