SÉJOURNANT François, Ambroise

Né à Dijon en 1825, Pharmacien à Châteauvillain (Haute-Marne). En 1848, lors de la plantation de l’arbre de la Liberté, il s’était fait remarquer par un discours où il exaltait « la fraternisation des peuples ». Ses convictions ardentes en avaient bientôt fait le chef des démocrates socialistes de la région. Au moment de la réaction, la « Société Séjournant », où on peut voir un club, groupait plusieurs fonctionnaires dont l’instituteur Viard et de nombreux ouvriers, tels que François Pringaut, forgeron-charron.
En 1850, après la révocation de nombreux instituteurs, Séjournant prit l’initiative d’une souscription en leur faveur. Il fut arrêté le 20 janvier 1852 et détenu dans la prison de Chaumont, puis traduit devant la Commission mixte départementale qui le condamna à la résidence surveillée.
Séjournant préféra l’exil et gagna volontairement la Belgique où il demeura un an. Voir Pringaut F.*, Viard*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article37759, notice SÉJOURNANT François, Ambroise, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Haute-Marne, 61 M 27, 91 M 1, 34 T 2. — Journaux de Chaumont : Le Bien public, mai 1850 ; L’Écho du Peuple, janvier 1852.

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