SCœVOLA Ambroise

Enfant naturel, né vers 1814 à Brassac (Tarn), domicilié en 1852 à Labastide-Rouairoux. Quel survivant de la Grande Révolution lui avait donné ce nom de Romain ?
Scoevola était scieur de long, « socialiste ardent », membre de la société secrète de Labastide-Rouairoux ; très actif, il assistait à la réunion clandestine du 6 décembre 1851. Les autorités le considéraient comme un « homme de main » dangereux, comme un recruteur, « promettant le partage des propriétés ».
La Commission mixte du Tarn profita de condamnations antérieures pour déporter Scoevola à Cayenne, par contumace d’ailleurs, car il avait fui vers l’Espagne. Ses démêlés avec la justice avaient consisté en ceci : d’une part le 3 mai 1849, le tribunal correctionnel d’Albi lui avait infligé un mois de prison pour avoir « fait au sieur Bressac, de Larroque, commune de Labastide, membre du conseil municipal, des menaces verbales de mort, avec ordre ou sans condition » ; d’autre part, il avait été acquitté par la cour d’assises dans une affaire de coups et blessures.
Comme pour François Barthès, son recours en grâce, déposé le 4 juillet 1853, fut rejeté, sur avis du maire de Labastide. Sa peine fut néanmoins commuée en expulsion, le 6 août 1854. Voir Barthès F.*, Crozès J.*, Planques E.*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article37733, notice SCœVOLA Ambroise, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Dép. Tarn, IV M 2/45 et 53 ; série U, tribunal correctionnel d’Albi.

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