SANLAVILLE François, dit Beaujolais

Né en 1791 à Saint-Didier-sur-Beaujeu (Rhône), républicain de Lyon (Rhône).

Compagnon maréchal-ferrant du Devoir du Tour de France, François Sanlaville travaillait à Lyon en 1821 et représenta les compagnons maréchaux lyonnais à la réunion tenue à Bordeaux. Il prétendit être resté moins longtemps que Vaurs et n’avoir pas assisté à l’assemblée générale du 5 novembre. Il donna quand même de précieuses indications sur ce que l’on pourrait nommer le premier congrès ouvrier de France. Il confirma, dans les mêmes termes que Vaurs, lorsqu’il fut interrogé à Lyon le 28 novembre, que le but du congrès était de « mettre un terme à toutes les rixes qui se renouvellent trop souvent et, pour y parvenir, de nous entendre avec tous les corps de métier différents. » Il dit, d’autre part, sur le nombre des délégués aux réunions qui précédèrent l’assemblée générale : « Nous ne devions être que deux par corps d’état. » Il définit enfin le but de son organisation, qui est « de nous obliger les uns les autres, de veiller à ce que tout compagnon se conduise en honnête homme, d’acquitter les dettes de ceux qui se débauchent et de les chasser ensuite d’une ville quand il y a récidive et manque de délicatesse. » Voir Vaurs E.*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article37591, notice SANLAVILLE François, dit Beaujolais , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 novembre 2016.

SOURCES : Arch. Nat., F 7/9786. — Notes de Gaëlle Charcosset : pas de naissance d’un François Sanlaville à Saint-Didier-sur-Beaujeu en 1791, ni 1790 ; en 1792, naissance d’un Nicolas fils d’un François Sanlaville.

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