SABATIER

Né en 1786. « Principal moteur » de la coalition des ouvriers calfats, portefaix, journaliers et plâtriers de Cette (Hérault), en septembre 1835. Il déclara au juge d’instruction de Montpellier, le 29 septembre 1835 : « En travaillant, je voulais gagner ma vie. »
Une association de journaliers, « la Chambre », rédigea un tarif, « obligatoire sous peine de perdre le montant de la journée, d’amende, d’interdiction ou de privation du travail ». De plus cette association exigeait l’expulsion de la ville des ouvriers étrangers, de nationalité peut-être, mais cela n’est pas absolument précisé et doit probablement être compris dans un sens aussi large que vague, et elle prévoyait encore la constitution d’une caisse de secours pour les malades.
C’est « la Chambre » qui lança la grève, en faisant connaître au nom de ses deux cent cinquante adhérents qu’elle exigeait désormais 3 francs par jour au lieu de 2 francs cinquante pour les hommes, et un franc vingt centimes pour les femmes au lieu de un franc. Pareil souci de l’amélioration du salaire féminin est assez rare pour être souligné ici. Les femmes faisaient-elles partie de « la Chambre » ?

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article37490, notice SABATIER, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Gazette des Tribunaux, 7 octobre 1835. — Michelle Perrot, Les Coalitions ouvrières en France, 1815-1834, DES, Paris, 1951.

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