PASCAL Jean-Baptiste, Nicolas

Ouvrier typographe parisien. Il fut l’un des rédacteurs habituels de L’Atelier (1840-1850). En 1844, lorsque le journal devint la propriété d’une société en commandite, il en fut le gérant. Aux yeux de tous, c’était un ouvrier remarquablement intelligent. En 1847, il participa aux négociations menées par des journalistes : Marie*, Armand Marrast*, Recurt*, Ledru-Rollin, Philippe Buchez*, par des rédacteurs de L’Atelier : lui-même, Corbon* et Danguy*, avec le banquier Goudchaux qui se déclarait prêt à commanditer les associations ouvrières. Ces négociations n’aboutirent pas.
Après la révolution de Février, Pascal devint lieutenant-colonel de la IIe légion de la garde nationale dont le colonel était l’historien Edgar Quinet. Il fut arrêté au moment de l’affaire du 13 juin 1849, sans qu’il ait pris part à l’échauffourée. En 1850, alors qu’il habitait, 13, rue Pavée-Saint-André-des-Arts, il adressa une lettre à La République, dans laquelle il disait qu’avec 24 de ses camarades typographes, il avait voulu constituer une association pour l’achat de viande en gros, mais que la police les en avait empêchés.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article35821, notice PASCAL Jean-Baptiste, Nicolas , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : J. Gaumont, Histoire générale de la coopération en France, t. I.

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