MUIRON Just [MUIRON Claude, Just]

Par Notice revue et complétée par Jean-Claude Dubos

Né le 2 septembre 1787 à Besançon (Doubs), mort le 4 juin 1881 en cette même ville ; chef de division à la Préfecture du Doubs ; fouriériste.

Le père de Muiron, Jean-François Muiron, marchand-épicier à Besançon de 1782 à 1792, puis sous la Révolution, successivement garde des Archives du Doubs et chef de bureau au service des Contributions, nous est maintenant bien connu grâce à la publication en 1988 par M. François Lassus sous le titre Le Paillard sexagénaire, de ses carnets intimes retrouvés chez un brocanteur. Just Muiron fut élève de l’École centrale du Doubs où une note du 27 thermidor an X le désigne ainsi : « Muiron, 15 ans, de Besançon, père commis de préfecture, fortune très médiocre. » Il y obtient un 3e prix d’Histoire et Géographie, et c’est sans doute là qu’il se lia avec deux jeunes gens de son âge, qui resteront ses amis leur vie durant, Adrien Gréa* et Joseph Gauthier. En octobre 1808, Muiron, ainsi qu’Aimée Beuque* et Félix Beuque, était présent à la signature du contrat de mariage de Clarisse Gauthier*, sœur de Joseph Gauthier, avec François Vigoureux, marchand de draps à Besançon.
Surnuméraire à la préfecture du Doubs depuis 1801, puis commis de préfecture, il fut employé successivement dans les Basses-Alpes puis la Sarthe. Just Muiron devint en 1811 chef de bureau à la préfecture du Simplon à Sion (Valais) puis revint comme sous-chef de bureau à la préfecture de Besançon en 1813. C’est en août 1814 que Muiron découvrit la Théorie des quatre mouvements de Charles Fourier* (publiée en 1808) dans la bibliothèque de l’érudit bisontin Charles Weiss. Muiron traversait alors une crise spirituelle qu’il racontera plus tard dans les Transactions sociales publiées en 1832 sous le pseudonyme anagrammatique de Virtomnius et qui faillit le conduire au suicide : sourd très jeune, il était devenu « un lecteur omnivore » (J. Beecher) mais « ses lectures avaient contenté quelquefois son esprit, presque jamais son cœur. » Il s’était intéressé au magnétisme, aux théories de Mesmer, de Lavater, puis aux théosophes, Fabre d’Olivet, Saint-Martin, Swedenborg. Mais tout cela restait trop abstrait. Le prospectus de la Théorie des quatre mouvements fut pour lui « ce que la voix aérienne avait été pour Paul, l’apôtre de Jésus ». Sa lecture fut un trait de lumière : « Tout le chaos philosophique amassé dans son esprit se débrouilla par enchantement. Virtomnius sentit qu’il allait connaître tout le principe et la fin. »
Parmi ses amis bisontins, seul Adrien Gréa — qui fut député du Doubs en 1828 — partageait (plus modérément d’ailleurs) l’enthousiasme de Muiron.
Ce n’est qu’en 1816 que Muiron put entrer en relations avec Fourier, qu’il avait baptisé « l’Inventeur », par l’intermédiaire de Georges de Rubat. A partir de ce moment s’établit entre eux une longue correspondance qui devait durer jusqu’à la mort de Fourier en 1837. Malheureusement les archives personnelles de Muiron ont disparu et les lettres de Fourier ne sont connues que par les extraits — assez nombreux — qu’en donna Pellarin dans sa 2e édition de la Vie de Fourier en 1842. (Quelques autres extraits — ou résumés — figurent dans les lettres de Muiron à Clarisse Vigoureux). Quant aux lettres de Muiron, elles sont conservées aux Arch. Nat. (10 AS 25).
Au printemps 1818, un vieil ami de Muiron, Joseph Bruand fut nommé sous-préfet de Belley, où résidait Fourier et invita Muiron à venir travailler avec lui. C’est donc à Belley, chez son beau-frère Parat-Brillat (lointain cousin de Brillat-Savarin) que Muiron fit la connaissance de Fourier. Celui-ci travaillait à la rédaction d’un nouveau traité et Muiron décida Fourier à faire imprimer son ouvrage à Besançon à l’imprimerie de Mme Veuve Daclin, épouse du conseiller de préfecture Claude-François Mourgeon. Muiron se chargea de trouver les concours financiers nécessaires à l’impression de l’ouvrage : il en fournit lui-même une partie, aidé par le maître de forges Auguste Bouchot*, Apolline Bruand, sœur de son ami Joseph Bruand (décédé en 1820) et un collègue de la préfecture, Hippolyte Maistre.
Le Traité de l’Association domestique agricole fut imprimé à Besançon en septembre-octobre 1822. Muiron, en visite chez son vieil ami Joseph Gauthier, maître de forges à Montagney dans le Doubs y rencontra la sœur de celui-ci, Clarisse Vigoureux, veuve depuis 1817, qui, dit-elle, ne l’avait pas vu depuis son mariage en 1808. Préoccupée par les problèmes que lui causait l’éducation de son fils, Paul-Émile Vigoureux, Clarisse demanda à Muiron des conseils à ce sujet. « Il me fut répondu, écrit-elle par la suite, qu’à Besançon même, à l’heure présente, il s’imprimait un livre où je trouverai la réponse à toutes mes questions ». Muiron lui fit lire « en feuilles » le Traité de l’Association domestique qui provoqua en elle une véritable illumination. « Ce fut comme l’horizon d’un monde nouveau où le but de la vie m’était révélé que ce grand livre ouvrait pour moi » écrivit-elle.
Clarisse Vigoureux, ainsi que ses amis Aimée et Félix Beuque, rapidement conquis s’agrégea alors au petit groupe formé autour de Muiron, et qui comprenait essentiellement Adrien Gréa et l’inspecteur d’Académie Désiré Ordinaire*, ancien recteur de la faculté des Sciences de Besançon (de 1809 à 1815).
Spécialiste des questions agricoles, Désiré Ordinaire proposa en mars 1823 à la Société d’Agriculture du Doubs de mettre au concours le projet de statuts d’un comptoir communal assurant le placement des produits agricoles et permettant de faire des avances aux cultivateurs. Quoique le programme du concours ait été envoyé dans toutes les villes de France, il n’y eut qu’une seule réponse, celle de Just Muiron, qui, en mars 1823, venait d’être révoqué de ses fonctions à la Préfecture du Doubs, sous prétexte de surdité, en réalité à cause de ses opinions libérales.
Dans son plan de statuts, très élaboré, Muiron avait largement dépassé le sujet dans un sens fouriériste étendant l’action du comptoir, notamment à l’industrie manufacturière. Son audace effraya la Société d’Agriculture, qui dans sa séance du 4 mars 1824 ne lui accorda qu’une mention honorable. Fourier de son côté dans une lettre du 1er août 1824 n’accordait au projet de Muiron qu’un demi-satisfecit, estimant que « cet établissement ne se rattachait pas entièrement au régime d’attraction industrielle par série de groupes » tel qu’il le concevait. Muiron essaya cependant de mettre sur pied ce comptoir, mais dut abandonner, faute d’un nombre suffisant de souscripteurs. Ce projet de comptoir communal fut la première tentative de réalisation sociétaire, tentative sur laquelle les fouriéristes — et Muiron lui-même — préférèrent faire le silence.
En cette même année 1824, Just Muiron fit hommage à l’Académie de Besançon d’un ouvrage intitulé Sur les vices de nos procédés industriels et la nécessité d’introduire le procédé sociétaire, tel qu’il est décrit dans le Traité d’Association domestique-agricole de M. Charles Fourier. L’Académie chargea un de ses membres, François-Joseph Génisset (beau-père de Joseph Gauthier) d’établir un rapport sur cet ouvrage, ce que Génisset fit le 24 août 1825 avec sérieux et application, se rangeant lui-même parmi « les expectants dont M. Fourier a loué l’impartialité et la bonne foi ». Mais, tout en rendant hommage à Fourier et à Muiron, Génisset leur reprocha — et il fut suivi par la quasi-totalité des commentateurs catholiques (en particulier l’historien de la littérature Alfred Nettement) — de vouloir faire le bonheur de l’homme dès cette terre, contrairement selon eux à l’arrêt du ciel : c’est ce que soutenait Montalembert à la tribune de la Chambre en 1851.
A la suite de sa révocation, Muiron connut une période difficile durant laquelle il fut soutenu par ses amis : Adrien Gréa lui confia la gérance à Besançon d’un dépôt de vins du Jura provenant de son domaine de Rotalier, Joseph Gauthier, celle d’un dépôt de fers et de pointes de Paris provenant de sa tréfilerie de Beaumotte-les-Montbozon.
En 1828, un groupe de capitalistes bisontins, parmi lesquels un cousin germain de Fourier, Denis-Louis Muguet, décida de lancer un journal d’opposition et d’en confier la direction à Just Muiron. Ce fut L’Impartial, dont le premier numéro parut le 8 mars 1829, et où Fourier publia anonymement entre le 15 août 1829 et le 24 juillet 1831 onze articles qui ont été répertoriés par Jonathan Beecher (p. 596). Le journal fit une violente campagne contre le gouvernement de Charles X et contribua, pour beaucoup, à l’acceptation de la révolution de Juillet dans le Doubs. Le 28 mai 1830, Muiron avait d’ailleurs été condamné à un mois de prison et 300 F d’amende pour outrages aux ministres de la religion et excitation à la haine et au mépris du gouvernement.
Après la Révolution de Juillet, Just Muiron retrouva ses fonctions de chef de division à la Préfecture du Doubs et le 7 novembre 1830, il laissa la gérance de L’Impartial à Antoine Gilbert* (dit Miran).
Depuis 1825, un certain nombre de jeunes gens s’étaient joints au groupe fouriériste agrégé autour de Muiron, le médecin Auguste Pécot, le poète Auguste Demesmay*, les polytechniciens Victor Considerant*, cousin de Gréa, mais converti par Clarisse Vigoureux, Victor Costes, Hippolyte Renaud... En juillet 1831, deux saint-simoniens, Jules Lechevalier* et Émile Capella* vinrent prêcher une mission à Besançon, interdite par la municipalité. L’Impartial leur ouvrit libéralement ses colonnes, tandis que Muiron et Clarisse Vigoureux tentaient d’amener Lechevalier au fouriérisme. Ébranlé, celui-ci ne se rallia qu’après de nouvelles discussions à Metz avec Considerant en novembre 1831. Mais il semble que Muiron ait toujours considéré que le ralliement de Lechevalier était son œuvre, Considerant étant le « poulain » de Clarisse Vigoureux.
En février 1832, Jules Lechevalier commença à donner à Paris des leçons sur « L’art d’associer » destinées aux saint-simoniens, tandis qu’à Besançon en mars, Muiron publiait les Les Nouvelles Transactions sociales, religieuses et scientifiques de Virtomnius, longuement commentées dans L’Impartial où Xavier Marmier a succédé comme gérant à Miran en novembre 1831. Les conférences de Lechevalier amènent au fouriérisme bon nombre de saint-simoniens : Abel Transon*, Constantin Pecqueur*, Charles Pellarin*, Eugénie Niboyet*, Désirée Véret*, Albert Brisbane*... En mars et avril, des personnalités du monde littéraire écrivirent à Muiron pour lui manifester leur intérêt (Théodore Jouffroy) ou leur adhésion (Béranger*) aux thèses fouriéristes. L’heure semblait donc venue pour la création d’un journal « phalanstérien ».
C’est ce qui fut fait le 1er juin 1832 avec la création du Phalanstère, administré par trois gérants, Fourier, Muiron et Paul-Émile Vigoureux*, simple prête-nom de sa mère, une femme ne pouvant être gérante d’un journal politique, assistés de deux syndics, Adrien Gréa député du Doubs et Alexandre Baudet-Dulary*, député de Seine-et-Oise. Les directeurs étaient Jules Lechevalier et Victor Considerant, encore à Metz où son prosélytisme avait fait merveille parmi ses camarades de l’École d’application du Génie.
Il ne semble pas que Muiron ait beaucoup écrit dans le Phalanstère : toujours chef de division à la préfecture du Doubs, le 27 septembre 1832 il devait reprendre pour vingt et un mois la direction de L’Impartial en raison du départ pour l’Allemagne de Xavier Marmier qui commençait sa carrière de voyageur infatigable. Avant de se décider, Muiron avait proposé la succession de Xavier Marmier à deux jeunes gens dont les noms suffiraient à lui établir une flatteuse réputation de découvreur de talents : Constantin Pecqueur et Pierre-Joseph Proudhon*. Nous ne connaissons pas les termes de l’offre faite à Proudhon (seulement les réponses), mais celle qui fut faite à Pecqueur (du 25 septembre 1832) indique notamment : « Sous le rapport spirituel ou politique, malgré l’existence d’une commission, vous aurez droit absolu de refuser tout article qui ne vous conviendrait pas. » Proudhon refusa, car il ne voulait pas soumettre ses articles à l’approbation préfectorale. C’est seulement le 12 juin 1834 que Muiron trouva un remplaçant définitif à la tête deL’Impartial en la personne de Charles Pellarin, ancien chirurgien de la Marine à Brest.
Muiron n’en continua pas moins de participer aux travaux du groupe fouriériste : sous sa direction, L’Impartial réimprimait des articles du Phalanstère — notamment le premier article de Clarisse Vigoureux — et en 1834 participait à l’offensive de charme lancée par Fourier lui-même dans le dernier numéro du Phalanstère en direction de Victor Hugo, offensive à laquelle Hugo répondit par une fin de non-recevoir courtoise mais ferme dans une lettre adressée à Jules Lechevalier le 1er juin 1834.
Les années suivantes, surtout 1836 et 1837, virent se développer entre Muiron et les groupes de province d’une part, Considerant et le groupe parisien de l’autre, une querelle qui est sans doute autant de personnes — il se heurtait à Victor Considerant, plus jeune que lui, Franc-Comtois comme lui, et dont l’importance croissait dans l’école sociétaire, à mesure que la sienne déclinait — que de points de vue sur la direction à donner au mouvement fouriériste. Malgré les réconciliations qui avaient lieu annuellement à Paris, lors du banquet commémoratif de la naissance du maître, les heurts se multipliaient. Muiron s’en explique dans une lettre à Clarisse Vigoureux du 12 juin 1837 : « Votre point de départ, celui dont je vois en Victor (Considerant) la grande et forte colonne est que notre chance de succès se trouve avant tout uniquement dans la propagande intellectuelle. Ce n’est pas depuis quelque temps, un an ou deux, que je propose une autre voie en concurrence... A Condé, en septembre 1833, lors de nos débats de l’automne 1836, et depuis et toujours, j’ai demandé et demanderai que l’on entre dans la voie d’entreprise industrielle. » « Je soutiens, poursuivait-il, que nous sommes maintenant assez forts, assez nombreux pour pratiquer utilement cette seconde voie, que, par le temps qui court, il est beaucoup plus facile de se faire entendre aux intérêts qu’aux intelligences, que les hommes d’argent surtout, ceux dont nous avons le plus grand besoin, sont pleins d’aptitudes pour comprendre les pécuniaires des spéculations que nous pouvons leur offrir, tandis qu’ils s’effraient et s’enfuient à l’aspect de livres qu’il faut étudier, de journaux qu’il faut lire, d’une science qu’il faut apprendre. Je prétends qu’il est urgent de toucher les hommes d’argent et pour cela de leur tenir leur propre langage. »
Mais pourquoi les hommes d’argent écouteraient-ils Muiron ? N’ont-ils pas tout ? Comme l’écrivit Tocqueville dans ses Souvenirs : « Sous la monarchie de Juillet, la bourgeoisie occupa tous les pouvoirs politiques, toutes les franchises, toutes les prérogatives, le gouvernement tout entier. Elle s’habitua à vivre presque autant du Trésor que de sa propre industrie. » C’est là l’erreur de Muiron (et peut-être aussi de Fourier) de croire que l’Association travail-capital-talents pouvait apporter une amélioration de leur situation, non seulement aux pauvres, mais aussi aux riches. En effet, depuis la loi Le Chapelier du 14 juillet 1791, qui leur interdit toute forme d’association, les ouvriers étaient livrés aux patrons pieds et poings liés et ces derniers n’avaient aucun frein à leur appétit de domination, comme le montrent les débats qui précédèrent l’adoption de la seule loi sociale votée — et combien difficilement — sous la monarchie de Juillet, celle limitant le travail des enfants en 1840. Peut-être handicapé par sa surdité, Muiron n’a-t-il pas perçu que rien n’était possible sans une action intellectuelle et surtout politique, ce dont Considerant et Clarisse Vigoureux semblent s’être rendus compte dès 1838. Cependant, malgré ses divergences, il soutiendra la candidature de Considerant à Montbéliard en 1839, écrivant notamment dans ce sens à Frédéric Dorian, « agent électoral » de Considerant, bien que lui et ses amis en réprouvaient l’orientation.
A partir de 1840, bien que La Phalange ait encore publié, de Muiron, une refonte de Sur les vices de nos procédés industriels... sous le nouveau titre Aperçus sur les procédés industriels. Urgence de l’organisation sociétaire, il semble que Muiron se soit confiné dans une semi-retraite, quoiqu’il fût en 1843 membre du Conseil supérieur de la Démocratie pacifique, à titre de « cofondateur de la Propagation » et de copropriétaire (avec Considerant et Clarisse Vigoureux) des manuscrits de Fourier. Mais il n’en continua pas moins à s’intéresser à l’École Sociétaire, comme le prouvent entre 1850 et 1854 ses lettres à Allyre Bureau* qui avait repris le flambeau après l’exil de Considerant en Belgique (1849).
Muiron, replié sur un fouriérisme conservateur, continuait sous le Second Empire à défendre la mémoire et les doctrines de Fourier à Besançon, notamment contre les attaques du journal conservateur Le Franc-Comtois.
En 1861, il lança un petit bulletin qui eut six numéros : École sociologique phalanstérienne. Communications familières du doyen, dont le ton contribua beaucoup à l’apaisement général parmi les disciples.
Au banquet commémoratif annuel de 1873, le Dr Pellarin* pouvait, sans provoquer autre chose que les applaudissements, déclarer que sans Just Muiron l’œuvre fouriériste aurait été perdue pour le reste de l’humanité.
Cependant, lors de la mort de Muiron le 4 juin 1881, il était si bien oublié que c’est à la lecture des journaux parisiens que ses compatriotes bisontins apprirent la mort du « plus ancien disciple de Fourier ». Seul, le Courrier Franc-comtois lui consacra une notice nécrologique six jours plus tard.
Les archives personnelles de Muiron, y compris les lettres que lui adressèrent Fourier, Clarisse Vigoureux, Considerant, Béranger, ont-elles irrémédiablement disparu ? La découverte, il y a quelques années, du journal intime de son père laisse encore quelques espoirs, mais ils sont bien ténus...
Voir également Frédéric Beley*, Édouard Ordinaire*, Julie Vigoureux*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article35398, notice MUIRON Just [MUIRON Claude, Just] par Notice revue et complétée par Jean-Claude Dubos , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par Notice revue et complétée par Jean-Claude Dubos

œUVRE : Sur les vices de nos procédés industriels et la nécessité d’introduire le procédé sociétaire, tel qu’il est décrit dans le Traité d’Association domestique-agricole de M. Charles Fourier, 1824. — Les Nouvelles Transactions sociales, religieuses et scientifiques de Virtomnius, Paris, Bossange père, 1832, t. I, in-8°, 212 p., tome I réimprimé sous le titre Transactions sociales, 2e éd., Besançon, chez l’auteur, 1860, in-8°, 351 p. — Aperçus sur les procédés industriels. Urgence de l’organisation sociétaire, 1840, in-16, 239 p. — Outre ces ouvrages et les publications citées dans l’article, qu’il fit, dirigea ou auxquelles il contribua, Just Muiron fut le collaborateur de la Revue littéraire de Franche-Comté.

SOURCES : Arch. Nat., 10 AS 25, lettres de Just Muiron à Charles Fourier ; 10 AS 40, lettres de Just Muiron à Clarisse Vigoureux et à Allyre Bureau. — Arch. Dép. Loire, Saint-Étienne, lettres de Just Muiron à Frédéric Dorian., — Bibl. Mun. Besançon, lettres de Just Muiron à Clarisse Vigoureux. — Bibl. École Normale Supérieure (fonds Considerant), lettres de Just Muiron à Clarisse Vigoureux. — Institut International d’Histoire Sociale d’Amsterdam. (Fonds Pecqueur), Lettres de Just Muiron à Constantin Pecqueur. — Maurice Dommanget, Victor Considerant. Sa vie, son œuvre, Paris, 1929. — Georges Gazier, « À propos du centenaire de la mort de Charles Fourier : le premier disciple, le Bisontin Just Muiron (1787-1881) », Mémoires de l’Académie de Besançon, 1938, p. 1-14. — Jean Gaumont, Histoire générale de la coopération en France, t. I, p. 167, 187 et sq. — François Lassus, Le Paillard septuagénaire ou chansons sur ma vie par Jean-François Muiron , Paris, Les Belles-Lettres, 1988 (Annales Littéraires de l’Université de Besançon). — Jonathan Beecher, Fourier, Paris, Fayard, 1993. — Clarisse Vigoureux, Parole de Providence, préface de Jean-Claude Dubos, Seyssel, Champ Vallon, 1993. — Jean-Claude Dubos, Le Comptoir communal de Just Muiron (Besançon 1824), La Franche-Comté, sept.-oct.-nov 1986. — Jean-Claude Dubos, Victor Hugo et la Franche-Comté, Mémoires de la Société d’Émulation du Doubs, 1986. — Janine Joliot, La Presse à Besançon de 1830 à 1835, mémoire de maîtrise, Faculté de Lettres de Besançon 1955.— J.-P. Guibert, Le fouriérisme et les fouriéristes dans un journal bisontin, L’Impartial (1829-1834), Besançon, mémoire de maîtrise, 1982. — Pierre Haubtmann, Pierre-Joseph Proudhon 1809-1849, Paris, Beauchesne, 1982, p. 120-124.

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