MOREAU Laurent, Henri

Né à Saulieu (Côte-d’Or) vers 1812. Selon le procureur de la République de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or), « en 1848, alors que personne n’y pensait, il avait établi et il présidait à Liernais un club de la pire espèce ». « Il s’est fait le correspondant et le distributeur des écrits démagogiques » (le Citoyen, la Feuille du village, la Voix du Peuple) et on prétend qu’il payait même une partie des abonnements.
Notaire à Censerey (Côte-d’Or) sous la Seconde République, il fut l’un des chefs du parti démocratique dans le Morvan et anima la campagne électorale d’avril-mai 1849 avec des instituteurs comme Fourchotte* et Myon*. Il fut condamné par la Commission mixte de la Côte-d’Or à un éloignement assez prolongé avec la mention suivante : « Animé des plus violentes passions. Chef du mouvement démagogique du canton. » Il vécut en Belgique puis revint s’installer à Saulieu. Il fut condamné à la transportation en Algérie en vertu de la loi de sûreté générale, mais relevé aussitôt de cette peine par décision ministérielle du 29 mars 1858.
Député républicain de la Côte-d’Or à l’Assemblée nationale en 1871. Conseiller général de Saulieu. Il prononça au banquet des proscrits de la Côte-d’Or (22 septembre 1881) un discours de tendance radicale. Voir Lambert Jean-Baptiste*, Renardet Étienne*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article35234, notice MOREAU Laurent, Henri , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Nat. BB 30/400 ; Le Progrès de la Côte-d’Or, 23 septembre 1881. — Jean Gaumont, Le Socialisme en Côte-d’Or, op. Cit. — Note de P. Lévêque.

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