MOINS Casimir [MOINS François, Casimir]

Né à Villefranche de Rouergue (Aveyron), le 11 septembre 1819 ; mort à Paris (suicide) le 30 novembre 1888. Imprimeur ou commis-imprimeur, puis percepteur (1848). Journaliste.
Il était le fils d’un quincaillier originaire de Marcenac, canton de Murat (Cantal). Il fréquenta probablement le collège de Villefranche. Au moment de la révolution de Février, il était imprimeur ou commis-imprimeur à Paris. Les 20, 21, 22 et 23 février 1848, il présidait le Comité central républicain des Écoles, à Paris. Il fut délégué dans l’Aveyron par le Club des Clubs. Il devint alors membre influent du club Le Jeune Cordelier de Villefranche. Il devait, sans doute, une partie de cette influence au fait que de 1843 à 1847, il avait appartenu à la loge la Cordialité, de cette ville, auprès de laquelle, il avait été nommé « garant d’amitié » par les Hospitaliers français régénérés O... de Paris.
Il fut nommé percepteur, puis révoqué peu avant l’élection présidentielle du 10 décembre 1848. Ami de Louis Caussanel*, il prit une part active au mouvement de résistance au coup d’État il tenta avec lui de s’emparer de la mairie de Rignac. Il dut passer en Espagne pour échapper aux poursuites dont il était menacé. La Commission mixte de l’Aveyron le condamna à Algérie plus, c’est-à-dire à la transportation dans une enceinte fortifiée d’Algérie. Il fut gracié en décembre 1852. Il rentra alors à Villefranche où il fut soumis à une surveillance policière très étroite.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article35130, notice MOINS Casimir [MOINS François, Casimir] , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 18 juillet 2017.

ŒUVRES : Articles dans L’Aveyron républicain (Rodez, 1848-1851) et dans Le Jeune Cordelier. République française, Liberté, Égalité, Fraternité. (Ce journal parut trois fois par semaine à partir du 16 mars 1848, puis devint hebdomadaire ; le dernier numéro porte la date du 11 juillet 1848).

SOURCES : A. Ancourt, « Le coup d’État du 2 décembre 1851 et ses répercussions à Villefranche de Rouergue », Revue du Rouergue, 1953. — A. Ancourt, « Des journées de février 1848 au coup d’État du 2 décembre 1851 (Esquisse d’une histoire politique et sociale de Villefranche de Rouergue sous la Seconde République) », Revue du Rouergue, 1957. — F. de Barrau, Galerie des préfets de l’Aveyron, Rodez, tt. III et IV. — F. Mazenc, Le coup d’État du 2 décembre 1851 dans l’Aveyron, Albi, 1872.

ICONOGRAPHIE : Une photographie de Moins se trouve à la Société des Amis de Villefranche et du Bas-Rouergue.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément