LYON Aimé, Jassuda

Par Notice revue et complétée par R. Huard

Né le 17 mai 1806, vraisemblablement à Nîmes (Gard). Avocat à Nîmes. Républicain.

Né dans la communauté israélite de Nîmes, Aimé Lyon était par sa mère le cousin germain d’Adolphe Crémieux avec lequel il entretint des relations épistolaires. Avocat, il ne jouissait que d’une fortune très modeste. Dès avant la Révolution de 1848, il était intervenu en juin 1843 en faveur de Armand Barbès*, alors emprisonné à la maison centrale de Nîmes. Après la révolution de 1848, il fut secrétaire de la commission départementale créée par le commissaire extraordinaire E. Teulon. Il participa ensuite à la rédaction du Républicain du Gard, défendit devant les tribunaux des prévenus politiques d’Uzès en 1849, de Beaucaire en 1850. Plus âgé que la plupart des quarante-huitards nîmois,, il passa pour le chef du parti républicain. Ses idées se radicalisèrent quelque peu, semble-t-il entre 1848 et 1851, sans qu’il devînt toutefois socialiste.
En décembre 1851, il protesta dès le 3 à l’audience de la Cour contre les mesures prises par le prince-président, fit partie de la commission républicaine de permanence qui se forma à Nîmes, et contribua à organiser l’insurrection, puis à la décommander le 5 décembre. Ayant réussi à fuir, il fut condamné par contumace le 17 mars 1852 à la déportation en Algérie (plus), mais le commissaire Quentin-Bauchart commua cette peine en internement, peine que Lyon accepta le 28 avril. Il exerça alors son métier d’avocat à Marseille. Le 5 novembre 1853, à la suite d’une demande d’A. Crémieux, il obtint une nouvelle commutation de sa peine en simple « surveillance ». En 1858, il était encore avocat au barreau de Marseille. On perd sa trace après cette date. A. Lyon avait deux enfants, un fils qui devint élève de l’école navale, et une fille.
La commission républicaine de permanence qui se forma à Nîmes en décembre 1851, était ainsi composée : Brunel*, taffetassier et brigadier de la garde nationale : Castanet*, cafetier ; Chenillon Émile*, peintre ; Ducret Antoine*, employé de chemin de fer ou taffetassier ; Ducamp Eugène*, avocat, maire de Cassagnoles ; Édouard*, propriétaire ; Pierre Encontre*, libraire ; Floutier* ; Gras fils aîné* ; Guillin*, tailleur ; Laget Louis*, avocat ; Lyon Aimé*, avocat ; Martin*, chapelier ; Montégut*, employé d’octroi ; Penchinat Louis*, avocat ; Plaus*, cordonnier ; Puech Louis*, épicier ou taffetassier ; Sipeyre*, taffetassier ; Thiéry*, tourneur sur bois.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article34213, notice LYON Aimé, Jassuda par Notice revue et complétée par R. Huard, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par Notice revue et complétée par R. Huard

SOURCES : Arch. Nat., BB 22/168, grâces — Arch. Dép. Gard, 1 M 602, dossier des insurgés de 1851 ; Liste électorale de Nîmes pour l’année 1 !48 Fonds Legal 1575. — Quentin-Bauchart, Études et souvenirs sur la Deuxième République et le Second Empire, 1848-1870, t. I, Paris, 1901, p. 459. — R. Huard, Le parti républicain et l’opinion républicaine dans le Gard de 1848 à 1881, thèse d’État, Paris IV, 1977.

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