LUX F.-M

Curé de Dauendorf (Bas-Rhin). Prêtre socialiste. Disciple du phalanstérien Louis Rousseau.

F.-M. Lux publia en 1842 une brochure de 39 pp. in-18 chez Debécourt, à Paris : De la Question du paupérisme sous le point de vue politique et social, ou Mémoire à l’occasion de la Statistique des pauvres. Il y déclarait que quatorze ans de ministère l’avaient mis au contact des pauvres et qu’il estimait de son devoir « de ne point ignorer, au sujet du paupérisme, ce qui peut intéresser les hommes honnêtes de toutes les opinions ». Cet opuscule ne fit pas scandale. En effet Lux y justifiait la pauvreté « considérée comme une nécessité inhérente à la majeure partie des hommes », phrase qui fut jugée excellente par le ministère des Cultes.
On trouva moins convenable en haut lieu qu’en 1850, il fît paraître, dans la Revue du Socialisme chrétien, sa « Confession d’un socialiste chrétien ». Il y affirmait certes que seul le christianisme pouvait résoudre le problème du paupérisme. Mais dans un langage très proche de celui des fouriéristes orthodoxes, il souhaitait que les initiatives pour le combattre fussent prises par les communes, dont le programme était d’« organiser le travail, d’établir des tribus agricoles et industrielles [...] de ramener les intérêts d’une classe nombreuse aux intérêts généraux de la société ».
L’abbé Lux connaissait sûrement les publications de l’école sociétaire sur la démocratie directe communale, qui florissaient justement en 1850. Voir Calland Victor*, et Considerant Victor*, Rittinghausen*, Rousseau Louis*, Schützenberger Charles*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article34209, notice LUX F.-M, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 15 janvier 2018.

ŒUVRES : La brochure ci-dessus de l’abbé Lux est à la fois dans son dossier aux Archives nationales : F 19/5760, et à la Bibliothèque nationale. Cette dernière possède un opuscule de circonstance de Lux en langue allemande : Ein Wort über die Rede welche Herr Anselm [...], den Wintermonat 1830, zu Maria Thierenbach gehalten hat., Strasbourg, F. Le Roux, s. d., in-18, 39 pp.

SOURCE : Arch. Nat., F 19/5760. — J.-B. Duroselle, Les Débuts du Catholicisme social en France (1822-1870).

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