LÉONARD Jean

Né aux Cendres près de Coudes (Puy-de-Dôme) ou près de Couderc (Cantal), en 1812. Ouvrier bottier à Paris, depuis 1834, rue Popincourt où il était concierge. Garde national de la VIIIe légion en Juin 1848, il rejoignit le poste de sa compagnie au coin de la rue Saint-Savin. « On voulait seulement, dit-il, se tenir sur ses gardes, car l’on disait que les riches veulent en finir avec les pauvres et que l’ancienne garde nationale se joint à la troupe pour écraser le peuple. » Le 24, il forma un nouveau poste, forçant ses voisins à descendre, puis gagna un troisième, à proximité d’une barricade, devant sa porte, 30, rue Popincourt. Un moment, déclara-t-il ensuite, on crut que Caussidière allait arriver « avec six mille hommes » et que le lendemain « les aristos qui ne veulent pas comprendre l’utilité de l’ouvrier » allaient « demander pardon à genoux », mais bientôt on apprit que tout était perdu et on rentra « sans avoir tiré un coup de feu ». Transporté jusqu’en décembre 1849, il fut à nouveau inquiété en décembre 1851, mais, n’ayant pas quitté son domicile, il bénéficia d’un non-lieu.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article33870, notice LÉONARD Jean , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 12388 et B 1242.

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