LAMÉ Michel, Alfred

Né à Bayeux en 1819. Ouvrier formier. D’abord partisan de Barbès et incarcéré avant 1840 à l’occasion d’une des actions de Barbès, il resta ensuite deux ans à Turin. Rentré en France, il fit la connaissance de Cabet à Lyon et fut, dès lors, un des plus zélés propagateurs de la doctrine icarienne. En 1845, il vint à Marseille, où il se lia avec les plus chauds démocrates. Il fut un des militants socialistes les plus actifs jusqu’aux événements du 2 décembre 1851. En 1847, il avait un moment succédé à son ami Couturat, dans le colportage des livres, mais bientôt il reprit son métier de formier. En avril 1848, il se porta candidat à la députation, mais n’obtint que peu de voix. Il partit pour Paris où il réclama sa part des secours accordés alors aux anciens détenus politiques. Revenu à Marseille et nommé centurion de la Société de la Montagne, il était continuellement en tournée pour les affaires de la société et, quoiqu’il fût bon ouvrier, il ne faisait plus rien. Après de vains efforts pour provoquer une résistance armée à Marseille, le 2 décembre 1851, il partit pour le Var avec un fusil. Il se réfugia à Nice (Sardaigne), le 10 décembre. Exalté, présomptueux, bavard, selon la police, toute son instruction aurait été empruntée aux ouvrages de Cabet. Voir Allaise Esprit*, Ayène Louis*, Brémond Louis*, Couturat Louis*, Martin Joseph*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article33227, notice LAMÉ Michel, Alfred, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 6/107, rapport du maire de Marseille au préfet.

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