JESSON Nicolas

Coiffeur, rue Colbert, à Reims (Marne). Sa boutique était le rendez-vous des socialistes de la ville. Lui-même était en relations avec la « Commune révolutionnaire » de Londres, comme le prouva la saisie faite, en avril 1853, sur un paquebot anglais, dans le port de Boulogne, d’écrits qui lui étaient adressés, notamment la Lettre au peuple français et la Lettre au peuple américain de Félix Pyat. Dans le même envoi, il y avait des bons de 1 F, émis par la « Commune révolutionnaire ». En 1854, Jesson fut condamné à un an de prison pour affiliation à une société secrète. En 1858, il fut à nouveau condamné à six mois de la même peine pour avoir propagé des fausses nouvelles à la suite de l’attentat d’Orsini. Le 11 août 1858, le préfet de la Marne demandait son internement en Algérie. Voir Caussidière Marc*, Lecamp Barthélémy*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article32797, notice JESSON Nicolas, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Dép. Marne, 30 M 18 et 30 M 19.

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