HAFFEN Ignace

Né le 18 janvier 1802 à Saverne (Bas-Rhin), mort le 25 octobre 1859 à Cayenne (Guyane) ; correcteur ; socialiste.

Membre de la Société des Amis du Peuple et de la Société des droits de l’Homme, membre correspondant de l’Association pour la Défense de la Liberté de la Presse, il fut condamné en 1831, à Strasbourg, pour cause politique, à six mois de prison. Correcteur d’imprimerie, il travailla chez l’abbé Migne, barrière d’Enfer, à Paris, de 1839 à 1843, puis, jusqu’en 1846, à Saint-Cloud. Il revint chez l’abbé Migne corriger les épreuves de La Voix de la Vérité. En 1848, il fréquentait le Club Alsacien présidé par Huber et, sans ouvrage, entra aux Ateliers nationaux en mai, quand l’abbé Migne le renvoya pour ses opinions.
Garde national, il refusa de marcher le 23 juin 1848, et, le 28, au milieu d’un groupe de trente personnes, il se vanta d’avoir fabriqué des barricades, de les avoir défendues parce qu’il ne voulait pas prendre parti dans une guerre civile et se battre contre ses frères. Arrêté par des gardes mobiles le 28 juin 1848, après fuite et résistance, il fut transporté en Algérie le 28 août 1848, puis transféré à Cayenne en janvier 1854. Voir Huber Aloysius*
Il avait un fils prénommé Brutus Timélon Robespierre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article32298, notice HAFFEN Ignace , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 novembre 2017.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 9072 ; Arch. Nat. F15 4142 - Inculpés de l’insurrection de Juin 1848, Centre Georges-Chevrier, 2012 [en ligne]. - ANOM FR ANOM COL H 264 [en ligne].

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