GUILLAUMOU Toussaint, ou GUILLAUMOU aîné

Né dans l’Hérault vers 1813. Compagnon cordonnier du Devoir du Tour de France, dit Carcassonne-le-Bien-Aimé-du-Tour-de-France.

Il avait une grande influence sur ses camarades et fut en 1842 le rédacteur de la nouvelle constitution des compagnons cordonniers du Devoir du Tour de France. Il était aussi membre de sociétés secrètes républicaines et fut blessé sur les barricades de février 1848.
Capitaine en second à la 6e compagnie du 1er bataillon de la XIIe légion de la garde nationale — la légion de Barbès — secrétaire du Club des Compagnons, qui « cherchait la fusion radicale de tous les compagnonnages », il se présenta aux élections à l’Assemblée constituante dans la Seine, le 23 avril, mais ne fut pas élu.
Il défendait dans sa profession de foi l’organisation du travail : « Si j’étais à l’Assemblée nationale, je dirais : Allons, penseurs profonds, organisateurs, à l’œuvre ! Organisez le travail sur des bases profondes et justes... Nous vous aiderons de toute notre intelligence politique et nos votes vous appuieront. »
Il a écrit Échos du Tour de France, Chansons compagnonniques, Paris, 1854, et Les Confessions d’un Compagnon, Paris, 1864, ouvrages où a été puisée la présente notice biographique.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article32176, notice GUILLAUMOU Toussaint, ou GUILLAUMOU aîné , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Jean Briquet, Agricol Perdiguier..., Paris, 1955. — Henry Moysset, « L’idée d’organisation du travail dans les professions de foi des candidats à l’Assemblée nationale », dans La Révolution de 1848, t. III, n° 13, de mars-avril 1906.

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