GROSSET Jean

Né le 1er juin 1813 à Chabanne, près Saint-Pierre-de-Fursac (Creuse), mort le 12 avril 1879 à Paris ; maître maçon et marchand de plâtre, puis entrepreneur ; républicain ; franc-maçon.

Buste de Jean Grosset au Père Lachaise avant le vol de la statue en 1991 (le socle de sa statue indique : <em>J. Grosset 1813-1879. Il fut le bienfaiteur de toute sa famille et l’ami de l’humanité. Vve C. Grosset 1823-1893</em>)
Buste de Jean Grosset au Père Lachaise avant le vol de la statue en 1991 (le socle de sa statue indique : J. Grosset 1813-1879. Il fut le bienfaiteur de toute sa famille et l’ami de l’humanité. Vve C. Grosset 1823-1893)
Cliché fourni par la famille

Jean Grousset établit à Paris, rue Frépillon, fut initié en 1842 à la loge « L’Amitié éprouvée » (fondée en 1834) qui comptait trois où quatre creusois, ouvrier du bâtiment de la Souterraine et ses environs. L’historien Jean Pérouas ne croit cependant pas à une présence importante des creusois dans la franc-maçonnerie parisienne.

Jean Grousset fréquenta, en 1848, le Club des Droits de l’Homme (section de la rue du Vert-Bois). Le 23 juin, il rejoignit la garde nationale et forma un poste au coin de la rue Aumaire et de la rue Frépillon, mais se rallia à une manifestation de 400 individus qui, au coin de la rue de la Croix et de la rue Frépillon, se rassemblaient aux cris de : « Vive la République démocratique. Marchons à l’Assemblée nationale ! » Avec eux il tenta de désarmer les adversaires, rue des Fontaines, puis participa à la construction d’une barricade, rue Frépillon, face à la rue Nationale, et en prit le commandement. Le 25, il monta sa garde pour le compte de l’ordre qu’il avait rallié.

Transporté, il fut gracié en janvier 1849.

Il fit fortune comme entrepreneur et fut maire de Saint-Pierre-de-Fursac. En 1871, la Loge Les Artistes réunis de Limoges envisageait de créer une loge filiale à l’Orient à La Souterraine. Jean Pérouas se demande s’il ne faut pas attribuer cette initiative à Jean Grousset, « propriétaire à Saint-Pierre-de-Fursac ». Cette loge vit le jour en 1873 et fonctionna jusqu’en 1884.

Jean Grousset fut enterré à Paris, au Père Lachaise (tombe 279131). Le bronze du monument fut volé le 2 juin 1991.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article32053, notice GROSSET Jean, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 15 août 2019.
Buste de Jean Grosset au Père Lachaise avant le vol de la statue en 1991 (le socle de sa statue indique : <em>J. Grosset 1813-1879. Il fut le bienfaiteur de toute sa famille et l’ami de l’humanité. Vve C. Grosset 1823-1893</em>)
Buste de Jean Grosset au Père Lachaise avant le vol de la statue en 1991 (le socle de sa statue indique : J. Grosset 1813-1879. Il fut le bienfaiteur de toute sa famille et l’ami de l’humanité. Vve C. Grosset 1823-1893)
Cliché fourni par la famille

SOURCES : Arch. Min. Guerre, A 3262 (ce dossier comporte par erreur le mention d’une condamnation pour vol qui concerne en fait un certain Étienne Grosset et qui a été reprise dans le Maitron). — Louis Pérouas, « Une loge éphémère mais pionnière "les Frères unis de la Creuse" à La Souterraine (1873-1884) », Mélanges d’Archéologie et d’Histoire offerts à Henri Hemmer par ses collègues et amis, Société des Sciences naturelles et archéologiques de la Creuse. — Renseignements communiqués par sa famille.

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