DESCOMBES Jean

Par Maurice Moissonnier, Justinien Raymond

Né le 12 mai 1895 à Châtillon d’Azergues (Rhône), mort le 2 novembre 1964 à Tresserve (Savoie) ; receveur puis chef de bureau SNCF à Lyon (Rhône) ; syndicaliste CGT puis FO du Rhône.

Fils métayers-viticulteurs qui possédaient une exploitation de trois ha, Jean Descombes obtint le brevet élémentaire à l’issue d’études primaires et primaires supérieures. D’abord employé de bureau jusqu’à son service militaire, dans une firme privée, il entra au PLM dans le service de l’Exploitation et y termina sa carrière comme chef de bureau.

Jean Descombes adhéra à la CGT en 1919, puis à la CGTU à sa naissance et y resta deux ans avant de revenir à la CGT. En 1925, après un court passage au Parti communiste durant trois mois, il entra au Parti socialiste SFIO. En 1920, il fut élu secrétaire de l’Union locale des cheminots de Vaise, puis en 1922, de Mâcon. Il fut l’un des animateurs des grèves du PLM à Lyon en 1920 puis en 1932. La première lui valut un an de retard dans son avancement. En 1935, il fut élu secrétaire général de l’Union des syndicats de cheminots dans la CGT réunifiée. En mars 1936, les cheminots le déléguèrent au comité général de l’Union départementale du Rhône et, jusqu’en 1939, il assuma les responsabilités de secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Lyon où il habitait 8, rue des Augustins. Il participa au congrès fédéral CGT de juin 1938, au titre du syndicat de Lyon, ainsi qu’aux congrès confédéraux de la CGT en 1931, 1933, 1935, 1936 et 1938.

Jean Descombes occupa des responsabilités à la Fédération légale comme secrétaire de l’Union Sud-Est en résidence à Lyon. Il entra au bureau exécutif de la Fédération légale en janvier 1944. Il intervint au congrès fédéral de la Fédération nationale des chemins de fer (CGT) qui eut lieu les 3 et 4 février 1944 à la Mutualité à Paris et présida la séance du 4 février au matin. À la Libération, il intégra le bureau fédéral réunifié au titre du Sud-Est (La Tribune des cheminots, 9 septembre 1944). Au congrès fédéral d’août 1945, il n’apparaît plus dans les organismes dirigeants de la Fédération.

Il créa les groupes socialistes d’entreprise destinés à combattre l’influence du Parti communiste sur la CGT. Il participa à l’AG constitutive du Comité d’action syndicaliste des travailleurs des chemins de fer de France et de l’Union française (CAS) réunie le 27 juillet 1947 à l’appel de Marcelle Méhudin et de Fernand Laurent et qui rassembla 120 délégués à la mairie du Xe arr. à Paris ; celle-ci allait constituer l’une des deux composantes de la future Fédération CGT-Force ouvrière des cheminots.

Le 7 décembre 1947, l’association se transforma en syndicat et devint la Fédération syndicaliste des travailleurs des chemins de fer de France et de l’Union française. Receveur-chef à la gare de Paris-Lyon, Jean Descombes fut élu secrétaire pour l’Union Sud-Est. Lorsque, le 16 janvier 1948, un comité de coordination fut créé en vue de l’unification de la Fédération confédérée et de la Fédération syndicaliste, Descombes en fit partie. Il fut élu secrétaire (Union Sud-Est) de la Fédération syndicaliste confédérée en 1948, jusqu’en mars 1950 et fit à ce titre partie du conseil national de la Fédération jusqu’à son départ en retraite en juillet 1950.

Après la cessation de son activité, Jean Descombes fut secrétaire de la Fédération autonome des retraités de la SNCF (région du Sud-Est). Au cours de sa carrière il avait participé à nombre de congrès régionaux, nationaux et internationaux de son syndicat.

Non marqué politiquement, Jean Descombes attribuait l’orientation de sa vie, à ses parents d’abord, libres penseurs, instruits (sa mère possédait le brevet élémentaire) et soumis à de grands propriétaires paternalistes au point de vue social et religieux. Enfin il fut frappé par le décès de son père en 1909. Le 1er mars 1924, il avait épousé Julienne Sabre à Lyon, IIIe arr.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article3166, notice DESCOMBES Jean par Maurice Moissonnier, Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par Maurice Moissonnier, Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — Arch. Fédération CGT-FO des cheminots. — Arch. de l’UD-CGT du Rhône. — Le Rail syndicaliste, 1947-1964. — Comptes rendus des congrès fédéraux CGT. —DBMOF, tome 25, p. 97-98. — Georges Ribeill, « Autour des grèves de 1947, les scissions de l’après-guerre au sein de la Fédération CGT (CAS, FO, FAC, FgMC) », Revue d’histoire des chemins de fer, n° 3, Mouvement social et syndicalisme cheminot, automne 1990, p. 95-113. — Enquête auprès du militant. — Notes de Jean-Pierre Bonnet, de Louis Botella, de Georges Ribeill et de Pierre Vincent.

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