FROIDEVAUX Auguste, Jacques, François

Qualifié de praticien ou légiste. Né vers 1810 et domicilié à Arbois (Jura). Il montait encore la garde au nom des insurgés, le 15 avril 1834, devant l’Hôtel de Ville d’Arbois, quand les troupes de répression arrivèrent en nombre. Arrêté, le 17 mai, il fut le seul des insurgés d’Arbois à comparaître en personne devant la Cour des pairs, dans le procès d’Avril.
Il refusa, comme la plupart des accusés, d’assister aux audiences, les droits de la défense n’étant pas respectés. Il reconnut, le 11 décembre 1835, avoir été arrêté à Paris en juin 1832 (affaire du cloître Saint-Merry). Il prétendit n’avoir jamais été membre de la « Société républicaine » d’Arbois, n’avoir assisté qu’à quelques réunions ouvertes à un public restreint, et s’être mis en sentinelle lui-même, le 15 avril 1834, pour remplacer un factionnaire qui tombait de sommeil. Il fut condamné, le 28 décembre 1835, à un an de prison et à cinq ans de surveillance par la haute police. Voir Regnault d’Epercy Eugène*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article31241, notice FROIDEVAUX Auguste, Jacques, François, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.
Version imprimable Signaler un complément