FRÈRE

Imprimeur et marchand de musique sous la Révolution française et le 1er Empire.

Frère était marchand, graveur et imprimeur de musique. Son atelier était sise passage du Saumon et rue Montmartre à Paris (Ier et IIe arr.). L’entreprise était toujours active au début de la Restauration. Frère fils s’installa à la fin des années 1810 au 69 rue de Richelieu à Paris comme marchand de musique.
La maison Frère édita en particulier des chansons dont La Carmagnole des royalistes avec la musique, puis les paroles seules de treize couplets, en plusieurs éditions dont l’une donne au verso la Marche des Marseillais chantée sur différents théâtres.
L’air de la Carmagnole est un air de danse qui a peut-être quelque rapport avec la ville de Carmagnole en Piémont, mais qui devait être, vers 1789, soit une ronde provençale soit un refrain de matelot marseillais. Il semble qu’il soit venu à Paris avec les Fédérés de Marseille, en août 1792.
On ignore et on ignorera toujours qui furent le parolier ou les paroliers des versions successives. Voir Gouriet*, Gouriet Jean-Baptiste* Ce que l’on sait c’est que la Carmagnole fut chantée, dans son neuf, le 12 septembre 1792. (Chronique de Paris du 14 septembre.)
Chant du soldat encore plus que du citoyen sous la Révolution, comme Ah ! ça ira..., la Carmagnole traversa le XIXe siècle, toute chargée de valeurs révolutionnaires. Voir Boy A.-D.S.*, Ladré* Rouget-de-l’Isle*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article31209, notice FRÈRE , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 17 décembre 2016.

SOURCES : Constant Pierre, Les Hymnes et Chansons de la Révolution, Paris, 1904.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément