ABBAT

Artisan cordonnier de Toulon (Var), comme son père. L’un et l’autre faisaient partie de la « Société de prévoyance de Saint-Crépin », fondée en 1822 et groupant des ouvriers cordonniers. Dissoute en 1824, par suite de dissensions politiques, elle fut aussitôt rétablie, et les Abbat en furent à nouveau. En octobre 1845, soixante ouvriers offrirent un banquet à François Arago*, rédacteur à La Réforme, de passage à Toulon. Abbat qui y participait y parla de la « loi agraire », ce qui lui valut une réfutation d’Arago et attira, sur lui, l’attention du sous-préfet. En mars 1848, il fut premier adjoint dans la Commission municipale établie par Émile Ollivier, au nom du Gouvernement provisoire. C’est probablement sa modération qui lui vaudra de conserver ses fonctions sous le régime Cavaignac, après l’élimination des éléments avancés en juillet 1848. Voir Joseph Colmains*, Charles Debeney*, Fabrègue*, Perret*, Rix* et Marius André*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article31, notice ABBAT, version mise en ligne le 21 janvier 2009, dernière modification le 21 janvier 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Var, IV M 14, IV M 16 — Arch. Mun. Toulon, Q II 11. — P. Rossi, Mes Souvenirs, 1848, Toulon, 1888.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément