FEUILLÂTRE Claude, Ambroise

Né en 1806 à Ingré, près d’Orléans (Loiret) ; enseignant ; clubiste ; peut-être présent sur les barricades en Juin 1848 ; transporté à Belle-Île.

D’abord maître d’études au lycée Descartes, Claude Feuillâtre y était professeur de mathématiques en 1848. En relations avec Collet et Lacambre, il fut, le 17 mars, l’un des délégués des clubs qui furent reçus par le Gouvernement provisoire. D’opinions proches de celles de Blanqui, il fut élu, le 15 avril, président du club de la Sorbonne et dénonça, le 16, la réaction montante. Il en démissionna le 20. Il assura dès lors la présidence du club de la rue des Récollets, près de son domicile, rue Charlot. Le 15 mai, il figurait parmi les envahisseurs de l’Assemblée nationale et se réjouit d’avoir nettoyé les écuries d’Augias. Il écrivit des articles en juin 1848 pour l’Accusateur public d’Alphonse Esquiros. Le 23 juin, vers midi, il était rue Saint-Jacques au moment où Arago haranguait le peuple sur la barricade Soufflot. Il aurait figuré à la barricade du Panthéon et eût été fusillé si le maire du XIIe arrdt (ancien) ne l’avait sauvé. En fait, il manifesta à plusieurs reprises sa désapprobation de l’insurrection et les indications relatives à sa présence sur les barricades seraient controuvées. Transporté, surtout en raison de ses opinions blanquistes, il passa plusieurs mois à Belle-Île, et fut gracié en décembre 1849. Voir Blot, Collet*, Crousse*, Dr Lacambre*, Laroué, Marche (jeune), Moreau*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30913, notice FEUILLÂTRE Claude, Ambroise , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 30 août 2016.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, A 618.

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