FAURE Joseph

Ouvrier coutelier. Représentant du Rhône à l’Assemblée législative de 1849.

Né à Givors (Rhône) le 24 mai 1805, mort à Givors le 27 décembre 1872, Joseph Faure fut maire de Givors aussitôt après la révolution de Février 1848. Candidat « rouge » à la Constituante le 23 avril 1848, il échoua. Il fut élu le 13 mai 1849, avec 70 107 voix sur 110 722 votants et 154 740 inscrits. Il prit quelquefois la parole et laissa à ses auditeurs habitués à la rhétorique l’impression d’un homme terne et ennuyeux, mais avant de tenir pour juste cette impression, il faudrait mieux connaître que nous ne le pouvons cet homme d’action.
En dehors de ses votes contre l’expédition de Rome, contre la loi Falloux et contre les restrictions apportées à l’exercice du droit de vote universel par la loi du 31 mai 1850, nous savons que, dès 1849, il avait pris ou repris contact avec les sociétés secrètes républicaines et socialistes. Il s’affilia en effet au « Comité central de résistance » de Miot*, de Greppo* et d’Ollivier Démosthène*. Il eut aussi des relations avec la Nouvelle Montagne d’Alphonse Gent.
Arrêté en décembre 1851, il partagea à la prison parisienne de Mazas la cellule de Greppo et de Martin Nadaud*.
Il fut banni par le décret du 9 janvier 1852. Joseph Benoit*, qui ne l’aimait pas du tout, écrit que « sa conduite dans l’exil a été déplorable », qu’« il a avili et ravalé dans sa personne la représentation française ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30807, notice FAURE Joseph , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Joseph Benoit, « Confessions d’un prolétaire (Manuscrit des Arch. Mun. de Lyon : M/302). — Martin Nadaud, Mémoires de Léonard, éd. Duveau et Follain, 1949. — Gustave Lefrançais, Souvenirs d’un Révolutionnaire. — Victor Hugo, Histoire d’un Crime, éd. de 1958, Éditeurs Français Réunis (avec notices biographiques). — I. Tchernoff, Le Parti républicain au coup d’État et sous le Second Empire. — Robert, Bourloton et Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français.

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