FALAISE Augustine.

Née en 1819 à Paris. Fille d’un « soldat de la glorieuse République de 92 ». Dévideuse de soie et professeur de piano, elle travaillait depuis 1842 pour une fabrique de passementerie de la rue Saint-Louis tout en enseignant la musique depuis 1844, pour faire vivre sa mère. En Février 1848, elle dépava la chaussée, au Temple, avec sa sœur et sa cousine. Petite, frêle et délicate, très exaltée par les enseignements de l’abbé Chatel, fondateur de l’Église française, elle se signala le 23 juin, avec sept ou huit femmes qui se mirent à dépaver la rue du Val-Sainte-Catherine, puis travaillèrent aux barricades de l’entrée de la rue d’Ormesson et de l’entrée de la rue de Jarente. Quand ces barricades furent détruites par la troupe, elles les relevèrent. Quand la VIIIe mairie fut prise, elles s’écrièrent : « Maintenant nous sommes sauvés, la troupe s’est rendue. » Le 25 juin encore, elles appelaient les insurgés à monter dans leur maison de la place des Vosges pour en faire descendre les hommes. Falaise Augustine aurait même figuré sur la barricade de la rue du Val, armée d’une baïonnette. Arrêtée, elle fut transportée et rentra graciée en novembre 1849. Voir abbé Auzou*, abbé Chatel*, Le Rousseau Julien*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30751, notice FALAISE Augustine. , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 12013.

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