FABRE Joseph, Vincent

Né en 1821. Aubergiste aux Assions, canton des Vans (Ardèche), en 1851. Socialiste très ardent et très militant, il fut parmi les chefs de la colonne qui, le 7 décembre 1851, se mit en marche des Assions vers la sous-préfecture de Largentière. La Commission mixte de Privas le condamna, comme « chef de sociétés secrètes », à la déportation à Belle-Ile, parce qu’il « commandait en habit militaire une bande », parce qu’il avait été « précédemment condamné », et parce qu’il était « très dangereux ».
Gracié, il devint employé des chemins de fer, sans abandonner ses idées. On le considérait encore en 1858, dans l’Ardèche, comme « très exalté, assez influent ».
Fabre avait fait imprimer une relation des événements de 1851 aux Assions et aux Vans, que beaucoup de personnes des Assions ou des Vans se souviennent d’avoir vue ou lue, mais il est actuellement impossible de s’en procurer ou d’en consulter un exemplaire.
Voir Béalet Joseph*, Froment Bruno*, Matal Victor*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30729, notice FABRE Joseph, Vincent, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 4 juillet 2017.
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