ESPIRAT Michel ou L. SPIRAT ou L. SPERAT

Par Jean Risacher

Membre de la Société des Familles ; inculpé et condamné lors du procès des poudres.

Né vers 1806 à Beaumont (Puy-de Dôme), l’orthographe de son nom est difficile à préciser : Espirat est l’orthographe utilisée dans les registres d’écrou et le procès d’appel des poudres d’octobre 1836, Spirat est celle du procès des poudres d’août, reprise dans le rapport Merilhou, trois ans plus tard, comme messager entre Crevat* et Hubin de Guer*, cité Sp. dans une lettre du premier au second, prisonnier à Sainte-Pélagie. Au procès d’appel d’octobre 1836, il tente d’utiliser cela pour dire qu’il ne s’agit pas de lui puisqu’il s’appelle Espirat. D’après Delahodde, un Espirat appartenait à la Société des Droits de l’Homme. Principal clerc d’huissier, demeurant 396, rue Saint-Honoré (Ier arr., ancien et actuel), Inculpé de complicité d’association illicite, il fut écroué à La Force, le 28 octobre 1835 et libéré, écrou rayé, le 2 décembre suivant. Il semble avoir joué un certain rôle dans la Société des Familles en faisant parvenir, en septembre 1835, à Hubin de Guer, incarcéré à Sainte-Pélagie, une lettre de Crevat, en fuite, au sujet de laquelle il y a la contradiction de l’orthographe. Cette lettre semble le désigner comme messager permanent et fournit en même temps à la police de précieux indices. Son interrogatoire au procès des poudres d’août 1836 ne permet pas de savoir s’il avait ou non fait déjà des séjours en ce haut lieu... Il fait état d’un témoin dont nous ne connaissons pas la déposition. Non détenu, il fut condamné en août à six mois de prison et 500 F d’amende, peines confirmées le 23 octobre 1836 en appel, il entre à Sainte-Pélagie le 27 janvier 1837, venant du dépôt et en sort le 10 mai, amnistié. On le retrouvera en 1848 avec Blanqui à la Société Républicaine Centrale.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30676, notice ESPIRAT Michel ou L. SPIRAT ou L. SPERAT par Jean Risacher , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 28 mai 2018.

Par Jean Risacher

SOURCES : Arch. Dép. Paris (Seine), registres d’écrou DY4 29-11553. — Gazette des tribunaux, 5-11 août 1936 et 18-25 octobre 1836. —Cour des pairs, Affaire des 12 et 13 mai 1839. Rapport fait à la Cour par M. Mérilhou, Imprimerie royale, 1839-1840. — M. Dommanget, Auguste Blanqui et la révolution de 1848, Paris, Mouton, 1972. — L.-A. Blanqui, œuvres I. Des origines à la Révolution de 1848, textes présentés par D. Le Nuz, Nancy, Presses Universitaires, 1993.

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