ESCURE François

Par G. Beaubatie

Cultivateur corrézien ; inventeur ; maire de Sérandon, (Corrèze) ; candidat aux élections de 1848 et 1849.

Né le 24 janvier 1813, aux Boisses, commune de Sérandon (Corrèze), à 8 h du matin. Fils de Pierre Escure, cultivateur et d’Anne Verdier. Après avoir travaillé à la manufacture d’armes de Tulle (Corrèze), il s’est consacré au travail de la terre. Le Comice agricole de Neuvic l’a récompensé de plusieurs primes et d’une médaille en argent de première classe et le préfet de la Corrèze lui a remis 150 francs pour ses travaux d’irrigation. Lors de l’exposition de 1844, il a été honoré d’une mention favorable pour une machine servant à faire ouvrir et fermer d’eux-mêmes les réservoirs destinés à l’irrigation des prés. Deux ans plus tard, avec son frère, il a obtenu un brevet d’invention pour un appareil ayant pour but d’éveiller et d’allumer une lampe au moment voulu de la nuit.
Le 30 septembre 1846, il a été nommé maire de Sérandon, en remplacement de Jean Job, propriétaire. Sa fortune personnelle évaluée en revenu était alors de 1 200 francs. Candidat aux élections du 23 avril 1848, il est arrivé en 47e position avec 2 356 voix. Mais le 23 août 1848, le conseil municipal l’a nommé de nouveau maire. Il se présenta derechef devant les électeurs corréziens en 1849 avec le programme suivant : « Améliorer le bien-être des travailleurs, de ces masses qu’on méprise et qui sont cependant l’âme et la force de la République », l’instruction gratuite, « et à tous les degrés pour ceux qui ont de l’aptitude, afin que le fils du pauvre puisse, s’il a de l’intelligence et du mérite, arriver aux emplois élevés, comme celui du riche, car je ne connais aucune différence entre l’enfant qui naît dans un château et celui qui naît dans une chaumière »,... « le droit au travail et l’assistance aux travailleurs devenus vieux ou infirmes ; l’abolition de l’exploitation de l’homme, par l’homme et par le capital, car il n’est pas juste que les uns vivent du travail et de la peine des autres ». Le maire de Sérandon occupa la 19e place et obtint 3 571 voix.
Le 4 décembre 1851, il fut révoqué et remplacé par Jean Bordes, propriétaire. Le 7 févier 1858, il fait partie de la liste des suspects, qualifié de « très dangereux, [qui] a une certaine influence sur la population des campagnes ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30666, notice ESCURE François par G. Beaubatie, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 1er septembre 2017.

Par G. Beaubatie

SOURCE : Arch. Dép. Corrèze, série E ; série M ; série T.

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