DURRIEU Xavier [DURRIEU Joseph, Emmanuel, Xavier

Né le 22 décembre 1814 selon les uns, et le 28 février 1817 selon d’autres, à Castillon (Ariège), mort à Barcelone en 1868. Journaliste et homme politique démocrate.

Après des études de droit à Paris, Xavier Durrieu écrivit de nombreux articles dans les revues et les journaux et dirigea en 1844 Le Courrier français. Démocrate, il participa à la lutte de La Réforme contre Le National. Il fonda avec Auguste Blanqui le club de la Société Républicaine Centrale au lendemain de la révolution de Février, mais déclina toute solidarité avec lui après la parution du document Taschereau. Voir Pilhes V.*
Élu, en avril, représentant de l’Ariège à l’Assemblée constituante, il proposa l’établissement de médecins dans les cantons ruraux pour le traitement gratuit des travailleurs indigents (25 septembre 1848).
Écarté de l’Assemblée législative, il devint rédacteur en chef du Temps — voir Thouard* — puis fonda La Révolution. Son journal, sous le coup de poursuites judiciaires, devait cesser de paraître le 5 décembre et Durrieu était cité devant les assises le 4, quand se produisit le coup d’État. L’imprimerie du journal, 5, rue Coq-Héron, était occupée par la troupe. Arrêté le 5 décembre au Divan Lepelletier, il fut proscrit. Après deux ans passés en Angleterre, il alla s’établir en Espagne où il acquit une position dans le monde financier, en créant un établissement de crédit. Voir Bonnassieux E.*, Chanousse*, Fauvelet de Charbonnière*, Fillias A.*, de Fréville J.-L.*, Gasperini*, de Gilède F.*, Gouache J.*, Le Guevel E.*, Nozahic*, Polino*, Treillard M.*, Thouard J.-A.*, Triboust J.*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30545, notice DURRIEU Xavier [DURRIEU Joseph, Emmanuel, Xavier , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 5 juillet 2017.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, B 141. — H. Duclos, Histoire des Ariégeois, 7 vol., Toulouse, Soubiron, in-12, 1881-1887, t. VI, pp. 567-607. — S. Wassermann, Les Clubs de Barbès et de Blanqui en 1848, passim.

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