DAILLAN Étienne, Théodore

Né vers 1800 à Lorient (Morbihan). Mort vers 1854. Médecin à Bédarrides (Vaucluse). Propagandiste socialiste, il avait envoyé, en 1850, le produit d’une collecte organisée par lui à Alphonse Gent et aux futurs inculpés du procès de Lyon, ce que la police interprétait comme un envoi de fonds pour la préparation du « complot ». Il appartenait aux sociétés secrètes de la fin de la Seconde République et y militait activement. Le 4 décembre 1851, il fut le « moteur » de la riposte armée au coup d’État dans sa commune. Membre du comité insurrectionnel, il s’efforça d’éviter les violences au moment de son installation. La Commission mixte de Vaucluse se contenta de décider son internement à Apt pour cinq ans. Sa modération personnelle lui avait valu ce traitement de faveur. Mais sous l’Empire, les autorités continuaient de le tenir pour « très dangereux », parce qu’il avait de fermes convictions socialistes, parce qu’il possédait de grandes qualités d’organisateur, et parce qu’il jouissait d’une vive popularité. Il mourut peu après la décision impériale qui le graciait (29 septembre 1854). Voir Arnaud Cl.*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article29372, notice DAILLAN Étienne, Théodore, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Dép. Vaucluse, série M.

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