COMTE Auguste [philosophe positiviste]

Né le 19 janvier 1798 à Montpellier, mort le 5 septembre 1857 à Paris ; philosophe ; fondateur de l’école positiviste.

Lithographie par Tony Touillon
Lithographie par Tony Touillon
Communiqué par David Labreure

Le fondateur du positivisme intéresse le mouvement ouvrier, à plus d’un titre. Le premier est d’avoir été, en 1817, le secrétaire de Saint-Simon et son disciple. Le second d’avoir collaboré au journal Producteur (1825-1826). Le troisième, d’avoir été revendiqué par Auguste Blanqui, en 1848, à la Société républicaine centrale, comme un des penseurs utiles à la montée du progrès humain. Le quatrième, d’avoir inspiré des « cercles de travailleurs positivistes » à la fin du Second Empire et au début de la Troisième République.

Nous ne saurions dans ce cadre faire une biographie personnelle et intellectuelle complète de ce philosophe marquant. Nous ne donnons que quelques repères.
Après des études au lycée de Montpellier, durant lesquelles il perdit la foi, catholique, il fut reçu à l’École polytechnique en 1814, congédié au début de la Restauration avec toute sa promotion pour indiscipline, en fait pour refus du nouveau pouvoir. Devenu secrétaire de Saint-Simon, il rompit avec lui en 1824 mais assista à ses obsèques.

Marié civilement, puis religieusement en 1825, avec une ancienne prostituée, Caroline Massin, il eut avec elle des relations difficiles qui contribuèrent sans doute à sa dépression et à une tentative de suicide. Elle se sépara de lui en 1842.

Comte donna ses cours de philosophie positiviste dès 1826. Il les publia en quatre volumes entre 1830 et 1842. Il tirait ses revenus de sa fonction de répétiteur de mathématiques et d’examinateur à l’entrée de Polytechnique, mais ses opinions républicaines excluaient toute promotion. Un évènement personnel marqua le tournant de sa pensée et de son rapport au religieux : son amour passionnel et platonique pour son élève Clotilde de Vaux en 1844, marqué par la mort de celle-ci, de la tuberculose, le 5 avril 1845. Il évolua vers une religiosité qui laissa une place particulière à Clotilde.

Fondateur de la Société positiviste en 1848, il soutint la Révolution de février, regarda vers le monde ouvrier, mais se rallia au prince Louis Napoléon après le coup d’État de 1851.

Son influence s’étendit à la Grande-Bretagne (voir par exemple la biographie de Édouard Beesly) puis aux Amériques.

Pour la France voir les biographies de Auguste Keufer, Fabien Magnin, Isidore Finance

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article28998, notice COMTE Auguste [philosophe positiviste], version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 30 janvier 2017.
Lithographie par Tony Touillon
Lithographie par Tony Touillon
Communiqué par David Labreure

SOURCE : Henri Gouhier, La vie d’Auguste Comte, Gallimard, 1931 ; La Jeunesse d’Auguste Comte et la formation du positivisme, trois tomes, 1932-1941. — Angèle Kremer-Marietti, Auguste Comte et la théorie sociale du positivisme, Seghers, 1970 et dix-sept livres de la même auteure. — Annie Petit (dir.), Auguste Comte. trajectoires positivistes (1798-1998), L’Harmattan, 2003. — Mary Pickering, Auguste Comte : An Intellectual Biography, Cambridge University Press, 1993, Paperback, 2006.

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