CHAMPSEIX Grégoire ou CHAMPCEIX Grégoire.

Né le 30 décembre 1817 à Treignac (Corrèze), mort en décembre 1864 à Paris, un des disciples les plus dévoués de Pierre Leroux.

Champseix Grégoire vécut à Boussac auprès de Pierre Leroux* et fut un des animateurs de la colonie agricole que le philosophe avait créée. Il collabora aux journaux de Pierre Leroux : La Revue Sociale, où il fit paraître un « Exposé sommaire de la doctrine de l’Humanité » ; La Vraie République, où il publia une notice biographique sur Pierre Leroux, reproduite par le journal Le Peuple, paraissant à Limoges, ville où Pierre Leroux comptait de nombreux adeptes ; L’Éclaireur du Centre. Avec Desmoulins et Desages, les gendres de Pierre Leroux, Champseix Grégoire forma la « triade » des interprètes de la doctrine du philosophe.
La révolution de 1848 le trouva à Limoges. Membre de la Société populaire démocratique, il fut secrétaire de son Comité de correspondance.
Lorsque Le Peuple de Limoges reparut après une interruption de quelques mois, Champseix Grégoire devint son rédacteur en chef. Il assuma ces fonctions du 19 octobre 1848 au 20 mai 1849. En avril 1849, il comparut devant la cour d’assises de Poitiers, sous l’inculpation d’infidélité, de mauvaise foi et d’outrages à propos du compte rendu, publié dans son journal, du procès fait aux responsables des événements révolutionnaires du 27 avril 1848 à Limoges. Il fit défaut. Il n’en fut pas moins condamné à trois ans de prison, 6 000 francs d’amende et aux dépens.
Il se réfugia à Lausanne où il arriva dès avril ou mai 1849 et où il obtint par concours une chaire au collège de cette ville.
C’est là qu’il épousa Léodile Bréa, fille d’un ancien officier de marine, retiré dans ses propriétés du Poitou, dont les qualités d’intelligence et de cœur l’avaient séduit. Le mariage fut heureux ; ils eurent deux enfants jumeaux, André et Léo, dont le nom formera plus tard le pseudonyme d’écrivain de leur mère devenue veuve, André Léo. Au bout de quelques années, ils quittèrent Lausanne pour Genève, où Champseix prit l’administration d’un journal libéral, L’Espérance, organe international.
En 1860, les deux époux, profitant de l’amnistie, revinrent en France et s’établirent à Paris dans le quartier des Batignolles. Tandis qu’André Léo poursuivait une carrière d’écrivain, Grégoire Champseix voyait sa santé s’affaiblir. Miné par les douleurs et les épreuves de l’exil, il mourut au mois de décembre 1864. (Voir André Léo*)

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article28421, notice CHAMPSEIX Grégoire ou CHAMPCEIX Grégoire. , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 6 septembre 2017.

SOURCES : Arch. Dép. de Corrèze, 2 E 269/7. — A. Perrier, « Grégoire Champceix et André Léo », L’Actualité de l’Histoire, janvier-mars 1960, n° 30. — Note de M. Vuilleumier.

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