CAMPISTRON Alexandre, Marie

Né à Toulouse vers 1838. Ouvrier chapelier en cette ville et membre de la Société de secours mutuels. Il était « goré », c’est-à-dire responsable ouvrier de la chapellerie Lapène, et fut à l’origine d’une grève qui se déroula en mars 1861, parce que le patron refusait une augmentation des salaires. La décision d’arrêt du travail avait été prise soit pendant une absence du contremaître, à l’intérieur de l’atelier même, soit au cours d’un banquet qui avait eu lieu le 4 mars, à Blagnac (Haute-Garonne) — voir Durieu de Madron* — banquet offert à un compagnon exempté du service militaire après tirage au sort. Campistron fit décider que les ouvriers abandonneraient le travail, par roulement, à raison de deux par semaine. Le patron fit échouer le mouvement par un lock-out. Furent poursuivis en justice, outre Campistron*, Blondeau Louis*, Henry Justin, Pierre*, Lassalle Antoine* et Lassalle Jean-Baptiste*, Léon*, Pagès*, Pujol*, Roumègne* et Marty Raymond* « vice-goré » de l’atelier. Tous furent relaxés en juillet 1861, après appel d’un jugement du 8 juin, le délit de coalition n’ayant pas été retenu en raison du lock-out. Pour les chapeliers de Toulouse, voir Alasluquetas*, Boblin* et Capéran J.-B.*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article28010, notice CAMPISTRON Alexandre, Marie, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Dép. Haute-Garonne, wU 72 et wU 542 f. 224.

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