BARTHÉLEMY Emmanuel

Né à Sceaux(Seine) vers 1813. Ouvrier mécanicien. Sous Louis-Philippe, il avait été condamné aux travaux forcés pour tentative de meurtre sur un agent de police. Il fut amnistié après Février 1848 et s’installa à Vitry-sur-Seine. Il participa aux Journées de Juin et, pour cela, fut condamné aux travaux forcés à perpétuité par le conseil de guerre, le 9 janvier 1849. Il s’évada de la prison du Cherche-Midi la nuit suivante, en compagnie d’un autre condamné, le docteur Lacambre*. Tous les deux se réfugièrent à Londres.
Barthélémy logeait, dans la capitale anglaise, en compagnie d’ Orsini*, dans la maison de Herzen. Partisan convaincu de Louis Blanc*, il se battit en duel avec Cournet*, partisan non moins convaincu de Ledru-Rollin*, et tua son adversaire. Cournet avait en outre tenu sur l’ancienne compagne de Barthélemy à Paris des propos dont il ne pouvait pas prouver le bien-fondé, et qui prenaient dès lors l’allure de calomnies. Un tribunal anglais condamna Barthélemy à deux mois de prison et il fut mis à l’écart par l’émigration française après sa libération.
À Paris, il avait été en ménage avec une femme, « la Fernande », qui, dans les dernières années de l’Empire, épousa un sergent de ville très connu des blanquistes, qui avaient eu affaire à lui.
Ce fait, survenu longtemps après le meurtre de Cournet, contribua à détourner définitivement tout le monde de Barthélemy.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25872, notice BARTHÉLEMY Emmanuel , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 15 janvier 2017.

SOURCES : Arch. Nat., F 7/2586. — G. Lefrançais, Souvenirs d’un Révolutionnaire, Bruxelles, 1902, rééd. Paris, SEF/Tête de Feuilles, 1972. — I. Tchernoff, Le Parti républicain au coup d’État et sous le Second Empire, Paris, Pedone, 1901.

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