BABEUF Camille

Né vers 1790 , mort vers le 31 mars 1814. Second fils de Gracchus Babeuf et de Marie-Anne Babeuf, Camille Babeuf se serait suicidé par chagrin patriotique lors de l’entrée des Alliés dans Paris en 1815 en se jetant du haut de la colonne Vendôme

Il y a de lui une lettre très bien écrite, adressée à Réal qui fut le défenseur de son père. Cette lettre du 20 novembre 1813 nous apprend que Camille Babeuf était orfèvre, en chômage, marié et presque père de famille ; également qu’il habitait, 85 rue de la Petite-Tonnellerie (IVe arr., ancien, maintenant rue du Pont-Neuf, Ier). Il demandait à Réal, qui avait promis de veiller sur les enfants du Tribun du Peuple, de l’aider à sortir de cette mauvaise passe, due à la crise économique.
Camille Babeuf aurait été adopté par le général de division Turreau, qui, à la mort de Gracchus Babeuf, était remarié à la veuve du Conventionnel Ronsin, guillotiné en 1794.
Turreau partit avec sa deuxième famille fin 1804 comme ambassadeur aux Etats-Unis, d’où il ne revint qu’en 1810.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25529, notice BABEUF Camille , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 8 mai 2017.

SOURCES : Arch. Nat., F 7/4363. — Maurice Dommanget, Pages choisies de Babeuf, Paris, Armand Colin, 1935, p. 317. — Jean Dautry, « Une lettre de Camille Babeuf, fils de Gracchus Babeuf », dans Annales historiques de la Révolution française, 1952, p. 421-422. — Jean-Marc Schiappa, Gracchus Babeuf avec les Égaux, Paris, Éditions Ouvrières, « La Part des hommes », 1991.

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