ARRONDEAU Jean

Né vers 1813. Jean Arrondeau exerça successivement les professions d’huissier, de négociant en vins (1849), de « portraitiste au daguerréotype » (1852), de commerçant en mercerie (1852), à Melle (Deux-Sèvres).
Il fut candidat aux élections législatives du 13 mai 1849. Dans sa profession de foi datée du 21 avril 1849, il réclamait la diminution des impôts, l’amélioration du sort des travailleurs et des instituteurs, la création, par l’État, de banques hypothécaires prêtant à 3 %, la suppression de l’impôt sur les objets de première nécessité et son remplacement par une taxe somptuaire et un impôt sur l’argent.
La Commission mixte des Deux-Sèvres, le 16 février 1852, le plaça sous la surveillance de la police, par égard pour ses cinq jeunes enfants, bien qu’elle le considérât comme l’agent le plus actif de la propagande révolutionnaire dans son arrondissement. Il cessa, dès lors, toute activité politique et fut gracié, non sans mal, le 27 avril 1853.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25309, notice ARRONDEAU Jean, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Deux-Sèvres, 4 M 6/17, 4 M 15/4. — L’Œil du Peuple (Journal socialiste paraissant à Niort de 1849 à 1851, notamment le numéro du 24 avril 1849).

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