AMON Charles

Né le 11 mai 1824 à Paris, mort le 30 mars 1878 déporté à la presqu’île Ducos (Nouvelle-Calédonie) ; menuisier à Paris ; communard.

Soldat dans l’infanterie de 1847 à 1854, Charles Amon fut, en 1848, « soupçonné de ne pas vouloir marcher contre les insurgés, il fut dirigé sur l’Algérie » et frappé de cinq ans de travaux forcés pour insultes à un supérieur et rébellion. Libéré, il regagna Paris.
Pendant le siège de Paris il fréquenta le Club de la Maison de Dieu (XIIIe arr.). Le 18 mars 1871, il procéda avec les insurgés à l’arrestation de plusieurs gendarmes puis servit le Commune comme sergent dans une compagnie sédentaire du 202e bataillon. Un témoin prétendit l’avoir vu tirer plusieurs coups de feu contre la troupe pendant la Semaine sanglante. Arrêté le 24 avril 1872, traduit devant le 5e Conseil de guerre, il fut condamné à la déportation dans une enceinte fortifiés et à la dégradation civique, le 14 juin 1872. Il arriva à Nouméa le 8 décembre 1873. Il était mort lorsque sa peine fut commuée, en 1879, en déportation simple.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25099, notice AMON Charles , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 12 septembre 2018.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/791 et H Colonies, carton 69. — Arch. Min. guerre, 5e conseil, dossier 546. — Notes de Louis Bretonnière.

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