AMAIL Léopold

Avocat, demeurant, 22, rue Feydeau à Paris. Saint-simonien. Le 1er novembre 1845, il participa à la fondation de la « Compagnie des Industries Unies » dont il devint le secrétaire. Elle devait permettre aux ouvriers de fabriquer pour leur compte et de se passer du patronat et de l’intermédiaire en vendant directement au consommateur. « Producteurs et consommateurs, disait-elle, tout le monde gagnera à cette constitution du travail délivré de ses parasites. »
L’entreprise périclita rapidement. Quant à Amail, il fut ensuite quelque temps directeur du journal « républicain conservateur » de Prosper Enfantin* et de Charles Duveyrier*, Le Crédit (1849) avant de se rallier à l’Empire. Il dirigea ensuite la banque de la Caisse générale des Actionnaires au capital de 25 millions, qui eut pour organe de publicité : Le Journal des Actionnaires. Proudhon l’a pris à partie dans son Manuel du Spéculateur à la Bourse.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25075, notice AMAIL Léopold , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 28 août 2018.

SOURCES : Lettres à Enfantin (Bibl. Arsenal, Mss. 7630 et 7680.) — Jean Gaumont, Histoire générale de la Coopération en France, tome I, p. 224 et sq. — Notes de Ph. Régnier.

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