ALLARD Joseph, Henri

Né vers 1817 à Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Cabaretier et tailleur d’habits dans cette ville. Marié et père de deux enfants en 1851.
En juillet 1848, Joseph Allard avait été condamné pour outrages envers les agents de la force publique. Le 11 mars 1849, il fut incarcéré pour cris séditieux, attaques contre l’autorité du président de la République et le principe de la propriété. Ce jour-là, à la représentation au théâtre de Saint-Maixent d’une pièce anticommuniste intitulée Un Voyage en Icarie ou le Communisme, il avait crié dans la salle : « À bas la présidence ! À bas le président de la République ! À bas Louis-Napoléon ! Vive la République démocratique et sociale ! À bas la République modérée ! La propriété est un vol ! Les propriétaires sont des voleurs ! À bas la haute et la basse police ! À bas la gendarmerie !... »
Il fut néanmoins acquitté en cour d’assises le 29 mai 1849.
Le journal socialiste L’Œil du peuple du 31 juillet 1851 publie une lettre signée Allard protestant contre un arrêté du maire de Saint-Maixent interdisant aux militaires de fréquenter l’auberge du « citoyen Lajon dit Lamarque ». Voir Jules Amail*, Pierre Lamarque*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25041, notice ALLARD Joseph, Henri , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Deux-Sèvres, U, Criminel ; Procédure 1849, I Ib. — L’Œil du peuple, journal paraissant à Niort. — L’Écho républicain, journal de Melle (18 mars 1849).

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