ALIX François

Né en 1815 à Louhans (Saône-et-Loire). Ouvrier en soie. Fils naturel de Marie Alix, François Alix avait, en 1829, suivi sa mère à Lyon (Rhône), où il avait appris son métier. Il l’avait exercé dix ans soit à Lyon, soit à Saint-Étienne (Loire). Il ne donnait alors aucunement prise au soupçon politique. On ne lui reprochait que de boire parfois outre mesure. Installé à Tours (Indre-et-Loire), en 1839, Alix s’y maria en juillet 1841. C’est à Tours et à partir de son mariage qu’il devint « socialiste ». En 1853, il était chargé de la section de police au sein du comité directeur de la Marianne et il s’enfuit de Tours au mois d’octobre, lors des arrestations. Il alla travailler quelques mois dans une maison de soieries de Mulhouse (Haut-Rhin) puis se constitua prisonnier en juillet 1854. Depuis le mois de mars de la même année, il était sous le coup d’une condamnation à un an de prison prononcée par le tribunal de Tours. Voir P. Bordage*, F. Martel*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article25025, notice ALIX François, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Dép. Indre-et-Loire, série 1 U, Procès de la Marianne de mars 1854.

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